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Asile, un droit. l'accueil, un devoir?

asiledroitsc.jpg

20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 00:10
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 00:52
En 1917, un afflux de réfugiés français

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150408_00630159

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On l’a oublié: les milliers de réfugiés français ont été hébergés dans nos régions en 1917. À Hamois notamment.

Deux passionnés d’histoire, Jean-Luc Lefèvre, d’Emptinne, et Benoît Guilleaume, de Braibant, explorent une page méconnue de la Grande Guerre dans nos régions: l’arrivée de milliers de réfugiés français, déplacés par les Allemands, au printemps 1917.

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«Pour diverses raisons, l’histoire a mis l’accent sur les faits militaires. Mais ce déplacement énorme de population a été comme passé sous silence», expliquent-ils.

Les chiffres sont énormes: en quatre mois, de février à juin 1917, 140 000 civils des départements du Nord, du Pas de Calais, de l’Aisne étaient transportés de force en Belgique. Le double du nombre de soldats belges engagés sur l’Yser.

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Origine de l’opération? La volonté allemande de déplacer la ligne de front et, pour raison stratégique, de vider toutes les localités concernées – la région de Lens, Arras, Saint-Quentin -, pour les transformer en no man’s land. La province de Namur en reçut le plus gros contingent: 41 000. Hébergés comme il se peut dans les villes et villages, ils y restèrent entre trois mois et deux ans.

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Fermiers exploiteurs

En 2011, l’historienne Melody Brassine a, dans un mémoire à l’université de Namur, étudié cette insolite migration en Belgique. Le travail qui occupe actuellement Jean-Luc Lefevre et Benoît Guilleaume se concentre sur la seule commune de Hamois, qui fut particulièrement concernée. Leur recherche doit déboucher, dans les prochains mois, sur une publication dans la revue «Mémoires et villages du Haut-Bocq » ainsi que dans celle de l’association Gauheria, à Lens.

«La seule commune de Hamois a hébergé entre 2 500 et 3 000 de ces évacués, c’est énorme par rapport à la population, expliquent-ils. Le seul village de Natoye, 503; Achet, 245; Emptinne, 399; Mohiville, 261…»

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Leur accueil ne fut pas facile, vu l’extrême précarité qui frappait déjà la population. Ces Français, de tous âges et avec une majorité de femmes, arrivèrent épuisés au terme de 20 à 22 heures de trajet en train (certains moururent dans le transport), et, à la gare, furent répartis entre les familles, pour loger un peu partout: au château de Ri, chez les Carmélites à Natoye, chez l’habitant.

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Nourris en partie grâce à l’aide humanitaire internationale, ils bénéficièrent parfois aussi de la générosité locale mais, à l’inverse, certains fermiers profitèrent d’eux en faisant monter les prix pour s’enrichir scandaleusement.

Curieusement, note Jean-Luc Lefebvre, il reste très peu de traces, dans les archives des communes et des paroisses, sur cette opération d’envergure, très organisée par l’occupant allemand. «Que font-ils au quotidien? Travaillent-ils? Qui s’occupe d’eux? » Pas de photos non plus.

On sait seulement que certains étaient scolarisés, que d’autres suivaient le catéchisme, qu’ils comptaient parmi eux un boulanger.

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Certains sont donc restés jusqu’en 1919, bien après l’Armistice. Ça et là, quelques liens d’amitié se sont tissés. Puis le souvenir s’est estompé: il n’en reste rien…

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Rémy Kossonogow - dans national
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 00:21
Webdocumentaire : Demandeurs d'asile Football Club

Par RFI

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Les conflits, la violence et la peur les ont poussés à l’exil. Ils se sont retrouvés sur un terrain de football. Découvrez dans ce webdocumentaire les parcours de cinq hommes originaires d’Afrique et d’Europe de l’Est qui espèrent obtenir l’asile en France. Épris de liberté, ils ont enduré un chemin harassant. Mais l’attente en France est une nouvelle épreuve : une vie d’interminables procédures, sans pouvoir travailler, pour certains sans savoir où dormir le soir.

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Cliquez sur l'image pour voir « Demandeurs d’asile Football Club », un webdocumentaire produit par RFI en partenariat avec le Secours catholique.

http://www.rfi.fr/zoom/20150410-webdocumentaire-demandeurs-asile-football-club/?ns_campaign=google_choix_redactions&ns_fee=0&ns_linkname=zoom.20150410-webdocumentaire-demandeurs-asile-football-club&ns_mchannel=editors_picks&ns_source=google_actualite

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Rémy Kossonogow - dans national
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 00:46
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 00:23
Kosovo : l'appel de l'ouest

Le Monde / Maryline Baumard

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http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/26/kosovo-l-appel-de-l-ouest_4601996_3214.html

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La grande maison de Xhevrije Hyseni s’est vidée d’un seul coup. Le 21 janvier, ses deux fils qui vivaient avec elle ont bouclé leurs sacs et sont partis avec épouses et enfants pour l’Allemagne à la recherche d’un emploi. Dans la ville de Vushtrri, dans le nord du Kosovo, où habite cette veuve de 56 ans, l’épidémie d’émigration s’est propagée comme ces folies que rien n’arrête. « En quelques jours à peine, les demandes d’actes de naissance ont été multipliées par 500 [ce document suffit pour faire traverser la Serbie à un enfant mineur]. Plus de 850 enfants ont disparu des écoles, soit deux par classe », se désole Blerim Zhabari, journaliste au site d’information Veriu.

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Réserve à pommes de terre du kosovo

« Cette saignée se verra vraiment au printemps. Des champs resteront sans culture, des jardins ne refleuriront plus », regrette le premier élu de la ville. Un drame pour cette région considérée comme la réserve à pommes de terre du pays. Selon les standards nationaux, Vushtrri n’est pas pauvre, pourtant. Avant la vague d’émigration, 26 % des natifs de la ville vivaient à l’étranger, selon les chiffres publiés en 2014 par l’Agence statistique kosovare (ASK). La moitié des 18 439 originaires de Vushtrri qui s’en sont allés ont choisi l’Allemagne. Beaucoup pour des raisons économiques. Et ce, même si la ville compte 2 640 petites entreprises, essentiellement dans le commerce et les transports. Un vivier qui ne suffit pas. L’année dernière, trois grosses sociétés ont fermé : leur privatisation, nouvelle politique économique menée dans le pays depuis deux ans, s’était soldée par un échec, déversant dans la ville un flot de nouveaux chômeurs.

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L’ampleur des départs a suscité une profonde inquiétude. La présidente de la République, Atifete Jahjaga, a dû venir, le 6 février, pour apaiser les esprits. « La solution n’est pas la fuite », a-t-elle rappelé, exhortant le peuple kosovar à peser de tout son poids dans la construction de ce jeune pays dont l’indépendance a été proclamée en 2008. « Nous sommes allés à la rencontre des populations dans la rue. Nous avons placardé des affiches en centre-ville pour convaincre les gens de ne pas partir, mais cela n’a pas suffi », regrette Bajram Mulaku, le maire. Il aurait préféré être entendu plutôt que de répondre aujourd’hui aux appels au secours. « Un homme que je connais bien m’a téléphoné, désespéré. Il a fait demi-tour en Hongrie, il est de retour. Mais il a vendu sa vache pour partir et se retrouve sans rien… Il me demande de l’aider, mais je ne peux rien faire », se désole cet ex-enseignant en mathématiques de l’université de Pristina.

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Incurie ou manque d’argent, cette absence de mesures spécifiques fait douter certains de la volonté politique de voir revenir les 130 000 ou 140 000 personnes qui ont pris les chemins de l’exil depuis l’été 2014. « Si le gouvernement veut vraiment que les gens reviennent, qu’il le montre ! », s’agace Ilir Deda,député du Vetëvendosje, le principal parti d’opposition. Le ministre de l’intérieur a eu beau se déplacer au sein de l’Union européenne et demander qu’on rapatrie rapidement ses citoyens, il a du mal à convaincre.

Et d’ailleurs, avec ses indicateurs économiques dans le rouge, le Kosovo a-t-il vraiment intérêt à voir revenir ces exilés ?

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Les analyses réalisées sur l’impact économique de l’émigration dans les pays d’origine montrent que certains pays gagnent à laisser partir… quand d’autres y perdent. « Pour mesurer si une émigration est négative ou positive, il faut analyser ce que les émigrés auraient fait s’ils étaient restés, précise Theodoria Xenogiani, chercheuse à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quelle aurait été leur contribution au marché du travail local ? »

Les fils de Xhevrije Hyseni étaient sans emploi. « Mon aîné travaillait dans la construction. Mais en hiver on ne construit rien ici. Il fait trop froid. Quant à mon dernier, lui, il n’a jamais travaillé. En dépit de ses recherches, il n’a jamais pu trouver un emploi, ni dans le bâtiment ni dans les transports… Heureusement que mon troisième fils vit en Suisse depuis six ans et nous aide », raconte-t-elle. Au Kosovo, un actif sur deux serait au chômage, selon les chiffres les plus optimistes.

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Selon l’ambassadeur du Kosovo à Paris, Muhamedin Kullashi, « les versements de la diaspora seraient évalués entre 500 millions et 600 millions d’euros par an », soit 10 % du PIB !

Économiquement, aussi bizarre que cela puisse paraître, les départs des deux fils de Xhevrije et avec eux de tous ceux qui, non diplômés, ont fui le chômage, seraient plutôt une aubaine nationale qu’un véritable problème. C’est en tout cas la thèse défendue par Theodoria Xenogiani et sa consœur, Louka Katseli. Dans un travail publié en 2006 et intitulé « Ce que nous savons des effets de l’émigration sur les pays de départs »,les deux chercheuses montrent que l’émigration de travailleurs peu qualifiés dans une économie marquée par un chômage de masse est positive pour ceux qui restent : ils augmentent leur chance de trouver un emploi. « Autre point positif : le petit Etat des Balkans ne subit pas une fuite des cerveaux, qui, elle, pourrait lui être préjudiciable », observe Theodoria Xenogiani.

Le visage de la diaspora kosovare confirme que les candidats au départ ne sont pas les plus diplômés : seuls 6 % ont fait des études supérieures. L’exode des moins qualifiés libère le pays de chômeurs potentiels et permet une entrée de devises. Selon l’ambassadeur du Kosovo à Paris, l’universitaire Muhamedin Kullashi, professeur de philosophie à l’université de Saint-Denis, « les versements de la diaspora seraient évalués entre 500 millions et 600 millions d’euros par an », soit 10 % du PIB ! « Même si cet argent ne permet pas de créer des emplois, il sert à nourrir, soigner et éduquer les enfants », rappelle Theodoria Xenogiani.

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« L’émigration est un drame parce que ce sont les plus dynamiques, les plus courageux et aventuriers qui partent », regrette le député Ilir Deda, chargé de l’émigration pour le Vetëvendosje. « C’est la sève du pays qui s’en va, ceux qui croient dans le changement », estime ce militant politique, qui ne fait plus confiance à la coalition au pouvoir et rêve d’un sursaut. La coalition qui gouverne le pays – la Ligue démocratique du Kosovo et le Parti démocratique du Kosovo – a mis cinq mois à composer un gouvernement de juillet à novembre 2014. Période pendant laquelle les départs se sont multipliés. Comme si le nouveau gouvernement n’apportait pas le changement espéré.

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Rémy Kossonogow - dans européen
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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 00:25
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 17:56

A la place d’un réfugié syrien, comment rejoindriez-vous l’Europe?

C’est la question que pose la BBC sur son site, sur lequel on peut faire son propre voyage. A l’internaute de choisir s’il vaut mieux passer par la mer ou par les terres, sauver une vie ou passer la frontière, donner 3.000 dollars à un passeur ou utiliser un intermédiaire…

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Sous une forme ludique (EN ANGLAIS), ce voyage permet de mieux comprendre les vrais dilemmes auxquels les migrants font face.

Ce parcours à choix multiples a été réalisé à partir de recherches faites par la BBC Arabic au sein de projet numérique d'exploration de la migration depuis la Syrie. Les situations et les résultats qui découlent des choix faits par l'internaute sont fondés sur les témoignes de réfugiés syrien ayant essayé de rejoindre l'Europe.

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Plus de 9 millions de Syriens ont dû quitter leur maison pour fuir le conflit. Comme le travail réalisé par la BBC le montre, les demandeurs d'asile ont des choix difficiles à faire et risquent leur vie lorsqu'ils cherchent à gagner la Grèce, l'Italie ou la Grande-Bretagne.

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A vous de voir si, en choisissant de passer par une route plutôt qu'une autre, vous réussirez à passer les frontières, vous vous retrouverez dans un camp de réfugiés turc, ou serez peut-être séparés du reste de votre famille:

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http://www.bbc.com/news/world-middle-east-32057601

Syrie: quels choix feriez-vous à la place des réfugiés?
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 00:47
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:10
Une délégation du Sénat visite des dispositifs gérés par Forum réfugiés-Cosi avant l'examen du projet de loi sur l'asile

Communiqué de presse| vendredi 20 mars 2015
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Au moment où le Sénat s’apprête à examiner le projet de loi sur l’asile, après une première lecture par l’Assemblée nationale en décembre dernier, une délégation composée des sénateurs François-Noël Buffet (UMP, Rhône), Jean-Yves Leconte (PS, Français établis hors de France) et Jean-Pierre Vial (UMP, Savoie), accompagnés de deux administrateurs, a visité ce vendredi 20 mars trois sites gérés par Forum réfugiés-Cosi dans le département du Rhône : la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile, troisième de France par le volume du public accueilli, le Centre de transit (réparti entre Lyon et Villeurbanne) et le Centre de santé mentale Essor, qui accompagne dans le soin des exilés souffrant des séquelles psychologiques des violences subies.
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La délégation, qui a poursuivi sa visite auprès des autres opérateurs du Rhône, a ainsi pu enrichir son information sur quasiment tout le parcours d’un réfugié, avant l’examen le 15 avril prochain par la Commission des lois du Sénat, dont les trois sénateurs sont membres, puis l’examen en séance publique début mai.
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Alors qu’approche l’échéance du 20 juillet, date limite de transcription dans le droit interne des directives européennes sur l’asile, et que les services de l’Etat préparent la mise en œuvre de la réforme, sous réserve du résultat final des travaux parlementaires, Forum réfugiés-Cosi rappelle quelques enjeux majeurs du projet de loi et de la réforme engagée.
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La mise en place d’un guichet unique administratif (préfectures, Office français de l’Immigration et de l’Intégration – OFII), qui sera complété par les prestations d’accompagnement des plates-formes d’accueil associatives, devra permettre une entrée rapide dans la procédure d’asile et dans les centres d’hébergement dédiés, après un examen par l’OFII des besoins particuliers découlant de la vulnérabilité des personnes. A cette fin, le manque chronique de places d’hébergement, qui sera en partie atténuée par la réduction de la durée de la procédure d’asile (17 mois en moyenne aujourd’hui), nécessite la création rapide des 4.000 nouvelles places de Centres d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) annoncées par le ministre de l’Intérieur.
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L’ouverture de nouveaux CADA devra permettre une meilleure répartition sur le territoire, à laquelle participe déjà le Centre de transit du Rhône, dont les 220 places permettent à la fois d’accueillir sans délai les demandeurs d’asile primo-arrivants sans solution d’hébergement, et d’orienter dans les trois mois un tiers d’entre eux dans des CADA situés dans d’autres départements de la Région ou dans le dispositif national d’accueil piloté par l’OFII. L’articulation entre la plate-forme d’accueil, l’Instance d’admission concertée présidée chaque semaine par la préfecture, et le Centre de transit, qui a accueilli près de 1.000 personnes en 2014, permet ainsi d’optimiser la réponse aux besoins d’hébergement. La mise en œuvre de cette dimension régionale de la régulation de l’accueil sera une composante essentielle de la réforme en préparation.
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La visite du centre de santé Essor, seul équipement de ce type en Rhône-Alpes dédié au public réfugié, a mis en lumière le besoin d’accompagnement psychologique des personnes ayant fui les persécutions. Alors que le projet de loi prévoit la prise en compte des vulnérabilités des demandeurs d’asile, le dispositif d’identification et de suivi reste encore largement à définir. Pour Forum réfugiés-Cosi, il est nécessaire de prévoir une orientation des personnes identifiées comme psychologiquement vulnérables à tout stade de la procédure, en s’appuyant sur les dispositifs de droit commun et sur les centres de soins spécialisés comme le centre Essor.

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Rémy Kossonogow - dans régional
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 00:59
Un guide Mineurs Isolés publié par la CIMADE

La CIMADE Nord Picardie publie un guide qui s’adresse aux mineurs étrangers isolés ou jeunes majeurs, qui sont ou ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Il vise à donner des informations pour solliciter l’asile ou déposer une demande de titre de séjour en France.

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http://www.lacimade.org/uploads/File/Guide_MIE_Cimade_NordPicardie_mars2015.pdf

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Rémy Kossonogow
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