Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : L'asile en Savoie
  • L'asile en Savoie
  • : informations sur la situation des demandeurs d'asile en Savoie
  • Contact

Asile, un droit. l'accueil, un devoir?

asiledroitsc.jpg

9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 00:03
Repost 0
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:58
Repost 0
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:26
Comment fonctionneront les « hot spots » censés gérer l’accueil des migrants en Europe ?

publié par Le Monde

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/21/crise-des-refugies-comment-fonctionneront-les-hot-spots_4765105_3214.html#

.

  • Qu’est-ce qu’un « hot spot » ?

La Commission européenne a proposé, au printemps, dans son « agenda pour la migration » d’aider les pays dits « de première ligne », particulièrement exposés au flux de migrants. Il s’agissait à l’époque d’aider l’Italie et de la Grèce. La Hongrie a, depuis, été ajoutée à la liste. D’autres pays pourraient en bénéficier s’ils en faisaient la demande.

La création de « hot spots » vise à aider les pays concernés à remplir leurs obligations de contrôle, d’identification, d’enregistrement des témoignages et de prise d’empreintes des arrivants.

.

  • Qui compose le « hot spot » ?

Les autorités nationales reçoivent l’appui de diverses agences européennes : Europol, l’agence de coopération policière ; Eurojust, pour la coopération judiciaire ; Frontex, l’agence européenne pour les frontières ; Easo, le Bureau européen d’appui en matière d’asile.

Ces organismes aident à distinguer les personnes ayant clairement besoin d’une protection internationale des migrants dits « économiques », qui ne peuvent y prétendre. L’implication d’Europol et d’Eurojust vise notamment à tenter de lutter contre les filières et à exercer un contrôle en matière de terrorisme : les menaces de l’Etat islamique et les propos de divers courants populistes et extrémistes européens ont répandu l’idée que des djihadistes pourraient se faire passer pour des demandeurs d’asile.

.

  • Où sont situés les « hot spots » ?

En Italie, l’état-major est établi à Catane, en Sicile, et coordonne le travail de quatre ports, trois en Sicile (Trapani, Pozzallo, Porto Empedocle) et un sur l’île de Lampedusa. Chacun de ces centres peut accueillir jusqu’à 1 500 personnes. Les agences européennes y délèguent divers experts, interprètes et équipes de soutien.

En Grèce, le projet est d’établir un état-major au Pirée, le port de la capitale, Athènes. Compte tenu de la géographie du pays, c’est là que seront centralisées les demandes d’asile.

La Hongrie refuse, à ce stade, le projet d’installation de « hot spots », réfutant l’idée qu’elle est un pays de « première ligne » et rejetant, par ailleurs, le plan de relocalisation de 54 000 réfugiés présents sur son sol.

.

  • Le « hot spot », solution à la crise entre les Etats membres ?

Il y a visiblement des divergences persistantes entre les pays, et entre ceux-ci et la Commission, au sujet du rôle précis des centres. Lieux d’accueil, chargés ensuite de mettre en œuvre la relocalisation de ceux qui ont droit au statut de réfugiés ? Ou lieux de rétention pour les migrants irréguliers en attente de leur renvoi ? Bruxelles réfute cette dernière idée, plusieurs capitales l’appuient. Les ministres devront trancher mardi, avant la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, mercredi soir.

Ce sommet réclamé par l’Allemagne devrait insister, pour sa part, sur l’urgence d’une politique de retour plus probante, sur la négociation à mener avec les pays tiers afin de faciliter ses retours et sur l’aide à apporter aux pays voisins de la Syrie, qui accueillent des millions de réfugiés. Ce dernier point est évoqué depuis des mois, mais le passage à l’action tarde.

Repost 0
Rémy Kossonogow - dans européen
commenter cet article
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 00:34
Repost 0
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 19:24

Traduction en français de l'article diffusé en anglais

.

https://theconversation.com/quand-leurope-voit-les-migrants-en-double-ou-en-triple-49464

.

Quatre ou huit migrants? Frontex a tendance à confondre… Dado Ruvic/Reuters

Frontex, l’agence européenne chargée de coordonner la gestion des frontières extérieures, a récemment annoncé que 710 000 migrants étaient entrés en Europe entre janvier et septembre 2015. Selon cette agence, ce chiffre révèle ainsi un « afflux sans précédent » en comparaison avec l’année dernière, où 282 000 arrivées avaient été comptabilisées. Quand j’ai découvert ce chiffre sur Twitter, j’ai tout de suite su que quelque chose clochait.

.

(Plus de 710 000 migrants sont entrés en Europe au cours des 9 premiers mois de 2015, les îles grecques restent les plus concernées)

.

Car le chiffre avancé par Frontex ne témoigne pas seulement d’une augmentation considérable par rapport à 2014, il est également bien plus élevé que ceux publiés récemment par l’ONU et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Celles-ci estiment en effet que 590 000 personnes sont arrivées clandestinement en Europe par la mer.

.

Or ces données sont cruciales. Elles ont un impact considérable sur le débat public concernant la crise des migrants et les médias les reproduisent généralement très vite - d’autant plus quand elles révèlent une augmentation soudaine du nombre d’arrivées. Quant aux politiciens anti-immigration, prompts à considérer que l’Europe subit belle et bien une invasion, ils n’attendent que ce genre de chiffres pour appuyer leurs arguments en faveur d’une fermeture des frontières.

.

Depuis quelques temps déjà, je nourrissais des doutes sur la façon dont Frontex collectait, agrégeait et présentait des données issues de diverses sources. Or je me suis aperçu, il y a peu, que l’agence confondait le nombre de passages de frontières avec celui des entrées effectives au sein de l'Union européenne (UE).

.

Or les deux ne se recoupent pas, comme le montre bien un examen attentif de l’itinéraire utilisé par les migrants depuis la Grèce à travers les Balkans. En effet, les personnes qui arrivent en Grèce sont comptabilisées par Frontex pour avoir franchi les frontières extérieures de l’Europe. Mais les mêmes quittent ensuite le territoire de l’UE pour traverser des pays comme l’Albanie, la Macédoine ou la Serbie, avant de «ré-entrer» en Hongrie ou en Croatie, et de rejoindre leur destination finale (par exemple l’Allemagne). Et si pour une raison ou pour une autre, un des pays européens les renvoie dans un pays de transit (comme la Hongrie l’a fait avec la Serbie voisine), les migrants vont traverser une troisième fois la frontière et être de nouveau comptabilisés par Frontex.

.

Je décide alors de questionner l’agence via Twitter.

(@FrontexEU Comment pouvez-vous être sûrs de votre chiffre : tous les migrants ne sont pas identifiés et ils peuvent passer plusieurs fois la frontière?)

À ma grande surprise, je reçois une réponse quelques minutes plus tard. Avec une remarquable honnêteté, Frontex admet avoir compté deux fois certains entrants dans l’Union. L’agence concède également que les migrants arrivant en Europe par des voies différentes sont probablement comptabilisés deux fois.

(@nandosigona Nos bilans mensuels incluent tous les franchissements des frontières extérieures de l’UE. Les personnes arrivant en Grèce seront de nouveau comptées si elles entrent en Hongrie.)

.

Je reste abasourdi de voir que l’agence rend publiques des données si politiquement sensibles (710 000 entrées) et de façon aussi légère. Frontex sait pourtant pertinemment que ces chiffres peuvent avoir des conséquences importantes sur la façon dont l’Europe réagit à la crise en cours. Je n’essaye pas ici de nier l’importance du flux migratoire auquel est actuellement confronté notre continent, mais simplement d’attirer l’attention sur les responsabilités qui incombent à l’agence chargée par l’Union européenne de coordonner la gestion de ses frontières.

.

Frontex a finalement publié une « clarification » au sujet de ces chiffres sous la forme d’un paragraphe ajouté à la fin de son communiqué de presse : « Frontex publie des données mensuelles sur le nombre de personnes signalées aux frontières extérieures de l’Union européenne. Une même personne peut traverser clandestinement la frontière à plusieurs reprises et à différents endroits. Cela signifie qu’une grande partie des personnes repérées à leur passage en Grèce ont été de nouveau comptabilisées lors de leur seconde entrée sur le territoire de l'Union européenne, via la Hongrie ou la Croatie. »

.

En dépit de cette clarification et son aveu qu’une « grande partie » des personnes avaient été comptées deux fois, les gros titres de la presse ont continué à laisser penser que 710 000 migrants étaient bel et bien entrés au sein de l'Union européenne. Combien de journaux ont nuancé ce chiffre avec la mise en garde ajoutée à la hâte par Frontex ? Et combien l’ont tout simplement ignorée pour ne publier que le chiffre en question ?

.

Pour moi, toute cette affaire est un appel à la vigilance: celle dont nous devons faire preuve sur la façon dont les chiffres concernant la crise des migrants sont utilisés par les différents acteurs de cette crise. Par ailleurs, il est clair que Frontex doit rendre des comptes plus précis sur ses activités, compte tenu du mandat élargi que les États européens lui ont confié.

.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Repost 0
Rémy Kossonogow - dans européen
commenter cet article
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 00:41
Repost 0
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 00:45
Repost 0
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 11:30
L'asile est-il encore un droit?

Une émission de France Culture du 21/09/2015 sur le droit d'asile avec François Sureau et Anicet le Pors : Pour écouter : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5083311

.

Plus de 60 ans après la convention de Genève relative au statut des réfugiés, aux modalités selon lesquelles un Etat doit accorder le statut de réfugié aux personnes qui le demandent, ainsi qu'aux les droits et les devoirs de ces personnes, on s'interroge aujourd'hui avec Anicet Le Pors et François Sureau sur le devenir de la notion d'asile. Quel est le sens qu'on donne traditionnellement à cette notion, et comment le droit d'asile est-il appliqué aujourd'hui?

.

Est-ce que le principe de l'asile tel qu'il existe en France est mis à mal par l'importante arrivée de migrants depuis plusieurs mois? La real-politik vient-elle concurrencer l'universalisme? Faut-il enterrer ou modifier la convention de Genève au motif que le droit d'asile n'aurait plus d'effet pratique ou s'en saisir et tenir plus que jamais à l'idée d'asile? Pour François Sureau et Anicet Le Pors nous sommes actuellement dans un déni de droit qui est "inadmissible".

.

François Sureau : « Pourquoi, du berger au médecin, les migrants viennent dans ces pays? Pas pour les allocations. Ils viennent en grande majorité dans les pays où les droits de la personne ont une valeur. »

.

Anicet Le Pors : "Un demandeur d'asile est toujours un demandeur économique, car il y a de grandes chances qu'il n'ait pas de travail. A l'inverse, nombre de migrants économiques sont exploités, sont des esclaves : il y a des persécutions économiques."

Repost 0
Rémy Kossonogow - dans national
commenter cet article
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 11:28

Les organisations et personnalités signataires soutiennent l’initiative du groupe Socialiste et républicain du Sénat qui présente un amendement [1] au projet de loi relatif au droit des étrangers en France visant à proscrire la pratique des tests de maturation osseuse, notamment à l’encontre des mineurs isolés étrangers (MIE). Elles appellent l’ensemble des sénateurs soucieux du respect des droits de l’enfant à soutenir cet amendement et à le voter.

.

De très nombreuses instances médicales, scientifiques ou éthiques, notamment l’Académie de médecine et le Conseil national d’éthique, ont exprimé nettement leurs réticences ou leur opposition à cette pratique [2], qui n’apporte aucune fiabilité et ne permet pas de déterminer l’âge d’un individu. L’Appel « Mineurs isolés étrangers : proscrire les tests d’âge osseux » du 17 janvier 2015 a recueilli plus de 13 000 signatures dont celles de médecins, de scientifiques et de magistrats ainsi que celles de très nombreuses personnalités [3].

.

L’interdiction des tests de maturation osseuse dans le cadre de l’évaluation de l’âge des MIE a été proposée par des députés PS et EELV lors de l’examen, à l’Assemblée Nationale, de la proposition de loi Dini-Meunier sur la protection de l’enfance mais leurs amendements n’ont pas été retenus. Au contraire, le gouvernement a fait adopter un amendement, déposé en dernière minute et défendu par Laurence Rossignol, inscrivant dans la loi cette pratique aux conséquences dramatiques pour les jeunes concernés : exclusion de toute prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance, mise à la rue immédiate, interruption de la scolarité ou de la formation en cours, impossibilité de régularisation sans secours ni protection d’aucune sorte et sans titre de séjour.

.

Sur la base de ces tests aux résultats incertains, ce sont des dizaines de jeunes, garçons et filles, qui, accusés d’avoir menti sur leur âge, ont été condamnés à des peines de prison et à des dédommagements de dizaines voire de centaines de milliers d’euros à verser à l’aide sociale à l’enfance (ASE) qui les avait pris en charge [4].

.

Il faut que les parlementaires et, au-delà, le gouvernement entendent ces voix et mettent un terme à des pratiques aux résultats non fiables, détournées de leur usage médical à des fins politiques et en contradiction flagrante avec les valeurs humanistes dont le gouvernement prétend s’honorer.

Paris, le 6 octobre 2015

.
Signataires :

  • Claire BRISSET, ancienne Défenseure des enfants
  • La Cimade
  • COMEDE
  • GISTI
  • Hors la rue
  • LDH
  • Médecins du Monde
  • RESF
  • Syndicat de la Magistrature

[1] http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/717/Amdt_125.html

[2] Voir dans l’argumentaire en PJ, la liste des instances ayant pris position contre ces pratiques.

[3] Voir en PJ une sélection des personnalités signataires.

[4] En PJ une liste non exhaustive de témoignages sur les mauvais traitements infligés à ces jeunes.

Repost 0
Rémy Kossonogow - dans national
commenter cet article
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 00:55
Repost 0