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Asile, un droit. l'accueil, un devoir?

asiledroitsc.jpg

28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 00:50

Article intégral ici http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Demande-d-asile-du-1er-refugie-climatique-rejetee-27535810

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Un père de famille des Kiribati, un archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux, devrait être expulsé vers son pays. La justice néo-zélandaise l'a débouté de sa demande d'asile.

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Ione Teitiota, 38 ans, réclamait le statut de réfugié au motif que lui, sa femme et leurs trois enfants, tous nés en Nouvelle-Zélande, couraient un péril mortel aux Kiribati, un archipel composé d'une trentaine d'atolls coralliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l'eau.

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Confirmant les rejets prononcés en première instance et en appel, la Cour suprême néo-zélandaise a statué que le requérant ne répondait pas aux critères d'octroi du statut de réfugié, lequel doit être menacé de persécution dans son pays natal, selon l'ONU.

Pas de «grave danger»

Si la plus haute juridiction du pays a reconnu lundi soir que les Kiribati étaient «incontestablement confrontée à des défis» climatiques, elle a également estimé que «M. Teitiota n'encourait pas de 'grave danger'» dans son pays natal.

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Après une hausse moyenne de 20 cm au XXe siècle, les océans devraient encore s'élever de 26 à 86 cm à l'horizon 2100 par rapport à la moyenne 1986-2005, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 00:32
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 00:32
Migrants: à la frontière franco-italienne, la solidarité s’organise

Publié intégralement ici

http://www.mediapart.fr/journal/france/150715/migrants-la-frontiere-franco-italienne-la-solidarite-s-organise?onglet=full

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Par Louise Fessard

À Vintimille, où sont bloqués quelque 250 migrants, la solidarité est principalement italienne. Ce qui n’empêche pas la mobilisation de plusieurs associations musulmanes françaises, parfois créées ad hoc, et de nombreux dons individuels. Un objectif : offrir un moment de répit.

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À la gare SNCF de Nice, les gendarmes mobiles ne sont pas les seuls à patrouiller depuis début juin 2015. Trois fois par jour, des militants niçois effectuent aussi leurs rondes. L’enjeu est de repérer avant les forces de l’ordre les exilés soudanais, érythréens, afghans, etc. qui ont réussi, parfois en marchant des heures le long des voies, à franchir la frontière franco-italienne.

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« Nice, pour les migrants, c’est le pire endroit, explique Elysabeth Marque, retraitée et bénévole à la Cimade. Notre premier conseil est de s’écarter de la gare, car ils n’ont qu’une idée : prendre le train pour Paris. » Les personnes repérées sont orientées vers diverses associations niçoises (Habitat et citoyenneté, Secours catholique, Forum réfugiés, Amnesty international, Ligue des droits de l'homme, Mrap, RESF,…) où ils pourront entamer des démarches de demande d’asile, prendre une douche, manger ou simplement se poser quelques heures avant de reprendre leur périple.

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L’afflux a commencé en mai 2015. La Fédération des musulmans du Sud, une jeune association, sert des repas tous les soirs sur le parvis de la gare de Nice depuis sa création à l’été 2014. « Nous sommes passés de 80 repas par soir maximum en hiver à 300 depuis le printemps avec les migrants d’Afrique noire », explique Feïza, 29 ans, une de ses bénévoles. « Tous les jours, il y avait une soixantaine de migrants à la gare, mais la police les laissait monter dans les trains pour Paris, raconte Hubert Jourdan.

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Puis, brusquement, le 9 juin 2015, lendemain de l’évacuation très médiatisée de la halle Pajol à Paris, le ton change. La police commence à interpeller systématiquement les migrants à la gare de Nice et à les renvoyer en Italie. « Ce jour-là, les flics nous disent : “On a des ordres de les empêcher de passer, c’est le bordel à Paris et à Calais, ils n’en veulent plus” », raconte Teresa Maffeis, 64 ans, militante de l'Association pour la démocratie à Nice (ADN). …/…
Le fait est que la plupart des migrants venant d’Italie n’ont aucune envie de rester en France. Depuis la vague d’arrivées de mai 2015, seuls cinq Érythréens et Soudanais ont déposé une demande d’asile en préfecture à Nice. C’était le 7 juillet. L’association Forum réfugiés de Nice a mené plusieurs missions d’information juridique à Vintimille pour expliquer les possibilités d’asile en France. « Mais leur but, c’est l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas, dit Yann Lapeyre, juriste à la plate-forme niçoise de Forum réfugiés. La France a très mauvaise presse sur l’accueil des demandeurs d’asile. Et on ne leur ment pas : ils seront isolés, n’auront pas d’hébergement, ne pourront pas travailler, mais pourront recevoir une allocation. »

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« Pourquoi crée-t-on un problème ? »

Tout au plus, les militants niçois peuvent-ils donc offrir un peu de répit aux exilés sur leur périple entre le désert et l’Europe du Nord. Comme celles de « sept, huit autres » Niçois, la maison de Hubert Jourdan, située un peu à l’écart de la ville, leur est toujours ouverte. « Chez lui, il y a des Afghans, des Albanais, des Kosovars, s’il y a un musulman, ce n’est pas un problème, pendant quelques jours, on ne mange pas de porc », dit Sonda, 22 ans, un jeune réfugié sierra-léonais logé par le militant pendant neuf mois à son arrivée à Nice, en 2011. Aujourd'hui, Sonda, qui habite à Toulon, vient lui aussi donner un coup de main du côté de la gare pour orienter les migrants perdus.

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La plupart des militants se sont fixé leurs propres limites. Certains n’hésitent pas au besoin à avancer l’argent d’un billet de train, d’autres refusent tout don d’argent ou de prendre des migrants dans leur voiture. Pas non plus de prêt d’identité pour recevoir de l’argent via des mandats Western Union. « On ne sait jamais d’où vient l’argent, ni à qui il est vraiment destiné, explique Sami Boubakri, 34 ans, président de l'association niçoise Fraternité du savoir. On aimerait les aider plus, mais après, ils risquent de nous coller l’étiquette de passeurs. »

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À Vintimille, les gestes de solidarité envers la cinquantaine de migrants qui campent sur les rochers sont surtout italiens, comme si la France n’était pas vraiment concernée. Sur les rochers, à la frontière même, une quarantaine de militants, principalement italiens, se sont installés depuis près de trois semaines à côté des exilés. La moyenne d’âge est très jeune, beaucoup se revendiquent du réseau européen No Border, mais on croise aussi quelques vieux libertaires italiens. « Après la tentative de la police italienne de repousser les migrants dans le tunnel côté italien, nous avons décidé d’organiser une présence permanente », explique Emmanuela, 29 ans, une éducatrice habitant à Vintimille. Les Italiens ont installé des douches et des toilettes, ainsi que des tentes et des bâches pour protéger les migrants des ardeurs du soleil.

Des panneaux solaires permettent de recharger les téléphones collectés pour les migrants. « Ces personnes ont débarqué dans une réalité européenne plutôt hostile, dit Lorenzo, un percussionniste de 24 ans d’Imperia. Ils n’ont rencontré que des policiers, des passeurs voulant s’enrichir sur leur dos ou de l’assistance pure. L’Europe leur a retiré leur dignité humaine. Alors notre ligne est de respecter leur volonté et de ne surtout rien faire qui puisse aggraver leur situation. »
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Rémy Kossonogow - dans national
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 00:39
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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 00:01
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 00:55

Par RFI http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150702-onu-plus-assez-argent-nourrir-refugies-syriens/

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Le Programme alimentaire mondial va réduire l’aide apportée aux réfugiés syriens exilés en Jordanie et au Liban. Il manque 80 % des financements nécessaires - 139 millions de dollars - pour couvrir les besoins du PAM jusqu’en septembre. Cette réduction de l’aide de l’agence onusienne intervient alors que l’insécurité alimentaire a explosé au sein de la population des réfugiés syriens. Et les premiers à en payer le prix seront les enfants.

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Au Liban, le montant des coupons alimentaires distribués à 1,2 million de réfugiés syriens va être revu à la baisse dès ce mois de juillet, passant à 13,5 dollars par personne et par mois. Pire, en Jordanie, « si le financement n’arrive pas, nous serons obligés de suspendre » l’aide apportée aux 450 000 personnes présentes dans les camps de réfugiés, alerte Elizabeth Byrs. « Il n’y a plus d’argent. On ne peut plus payer pour cette nourriture. Il nous faut très, très vite 139 millions de dollars pour aider les réfugiés dans les pays hôtes pour pouvoir continuer notre aide alimentaire jusqu’au mois de septembre », précise-t-elle.

L’ONU n’a plus assez d’argent pour nourrir les réfugiés syriens

Une situation humanitaire déjà critique

Actuellement, on estime que le conflit syrien a provoqué le déplacement de 7,6 millions de personnes. Parmi elles, 4 millions de personnes ont quitté le pays. Si une poignée gagne difficilement l’Europe, la majorité a trouvé refuge dans les pays limitrophes. Une réduction, voire une suspension de l’aide alimentaire intervient alors que la crise humanitaire ne cesse de se faire plus aiguë à mesure que les mois passent.

« Certains, déjà, ont réduit leurs repas, mangent peu, ou pas, pour laisser les enfants manger », rapporte la porte-parole du PAM. « Certains ont retiré leurs enfants de l’école. Près de 4 %, notamment en Jordanie, envoient leurs enfants au travail... » En Jordanie, le nombre de réfugiés considéré en situation d’insécurité alimentaire est passé de 48 % à 86 % entre 2014 et 2015. « Leur situation alimentaire s’aggrave. Les enfants sont les plus touchés : les parents réduisent les dépenses de santé, d’éducation... C’est extrêmement préoccupant pour l’avenir de ces jeunes », s’inquiète Elizabeth Byrs.

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Rémy Kossonogow
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:50

Publié le 02.07.2015 http://www.trt.net.tr/francais/europe/2015/07/02/l%E2%80%99europe-est-elle-vraiment-envahie-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-275309

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Les statistiques du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés sont surprenantes

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Ceux qui fuient la guerre et l’oppression trouvent refuge en Europe.

Le nombre de réfugiés en Europe s’est élevé à 137.000 lors de la première moitié de l’année 2015.

Les statistiques du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés sont surprenantes.

Surtout le bilan sur les 6 premiers mois de 2015 est inquiétant.

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Comparées aux données de toute l’année 2014 (75.000 réfugiés reçus par l’Europe), celles de la première moitié de 2015 indiquent que 137.000 personnes se sont réfugiées au Vieux continent, ce qui signifie une hausse de 83%.

Plus de 30% des réfugiés réussissant à arriver aux côtes grecques et italiennes sont des Syriens.

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" Grâce à l’importance accordée par la communauté internationale aux problèmes des réfugiés, le nombre de réfugiés morts en route a considérablement baissé. Par ailleurs, les réfugiés, qui se rendaient d’Afrique du nord en Italie, préfèrent de nos jours se rendre en Grèce via la Turquie " a indiqué le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies.

L’Europe est-elle vraiment envahie de réfugiés ?
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Rémy Kossonogow - dans européen
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 00:45
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 17:57

Au moment où l’Europe reste démunie face à l’arrivée des migrants, deux chercheurs qui travaillent sur les flux migratoires prennent à contre-pied le discours dominant. Voici leur plaidoyer.

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Entre 2000 et 2014, 40.000 migrants sont morts aux frontières, dont 22.000 en tentant de rejoindre l’Europe, qui est aujourd’hui devenue, pour eux, la destination la plus dangereuse au monde.

Pour la seule année 2014, plus de 3500 sont morts noyés en Méditerranée.

Le décompte macabre continue chaque jour. Et les survivants sont bloqués aux frontières externes mais aussi internes de l’Europe (comme ces derniers jours entre l’Italie et la France), multipliant les situations de mise à l’écart, de violence et d’humiliation. Cela au nom d’une raison d’Etats européens qui disent répondre aux peurs et aux demandes des habitants pour plus de sécurité, de contention et d’imperméabilité.

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Et pourtant, nous affirmons qu’il serait plus rationnel, plus juste, plus sûr, d’ouvrir les frontières. A l’opposé de l’idée trop répandue dans les médias et les discours politiques, cette proposition n’a rien d’un fantasme naïf et irréaliste. Au contraire : c’est l’ouverture des frontières qui permettrait enfin de sortir d’un engrenage de violences qui a déjà fait des milliers de morts parmi les migrants, et de dessiner un horizon pour un véritable projet politique européen en matière d’asile et d’immigration.

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Voici dix raisons pour lesquelles il faut ouvrir les frontières.

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1. Parce que fermer les frontières ne sert à rien

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Notre premier argument est de bon sens. Le fait migratoire est un fait social, une réalité du monde contemporain, auquel il est absurde de vouloir résister. Vouloir empêcher les migrations est aussi vain que de vouloir empêcher la nuit de succéder au jour. Les gens ne choisissent pas de migrer ou de rester parce qu’une frontière est ouverte ou fermée.

L’idée que la fermeture des frontières puisse limiter les flux migratoires est irréaliste et criminelle, et méconnaît complètement la réalité des migrations. Elle ne fait que rendre les déplacements plus précaires, plus coûteux et plus dangereux, transformant la Méditerranée en charnier. Ouvrir les frontières, c’est avant tout permettre aux gens de migrer dans des conditions sûres et dignes, c’est mettre un terme à la tragédie qui se joue aux frontières de l’Europe.

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2. Pour lutter contre les passeurs

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Ouvrir les frontières, légaliser les mobilités de tous, c’est tuer dans l’œuf le business de ceux qui ont fait profession du trafic de cargaisons humaines, en profitant, de plus en plus et de manière de plus en plus dangereuse, d’une économie de la prohibition. Ouvrir les frontières, c’est la manière la plus efficace de lutter contre les passeurs. C’est permettre aux migrants d’arriver en avion plutôt qu’en bateau.

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3. Parce que l’invasion annoncée est un fantasme

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Aucune enquête n’a prouvé la véracité des «appels d’air» ou des «invasions» tant annoncés et fantasmés. La construction du mur entre le Mexique et les Etats-Unis n’a nullement ralenti les flux migratoires entre les deux pays, pas plus que l’ouverture de la frontière entre l’Inde et le Népal n’a provoqué d’afflux massifs de migrants, comme l’ouverture des frontières au sein de l’Europe de Schengen.

Ni l’opération de sauvetage Mare Nostrum, menée par l’Italie en 2014, ni les régularisations de migrants en situation irrégulière (600.000 en Espagne en 2005, 500.000 en Italie en 2006, près de cinq millions aux Etats-Unis en 2014, etc.) n’ont jamais provoqué d’augmentation soudaine et significative de la migration «clandestine». Elles ont juste permis de commencer à réconcilier les migrants avec leurs sociétés de départ et de destination.

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4. Pour permettre aux migrants de rentrer au pays

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Argument paradoxal, et pourtant : ouvrir la frontière, c’est certes laisser entrer le migrant, mais c’est aussi lui permettre de repartir sans inquiétude. Beaucoup de migrants sont aujourd’hui coincés dans leur pays de destination, par peur de ne plus pouvoir y revenir ensuite si jamais ils en sortaient. Ouvrir les frontières rendrait la mobilité plus fluide, et permettrait à des milliers de migrants de rentrer au pays voir une famille qu’ils n’ont parfois pas revue depuis plusieurs années.

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5. Parce que les migrants pourront déployer tout leur potentiel économique

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Toutes les études montrent que la contribution économique des migrants à leur pays de destination est d’autant plus positive que leur situation y est sûre et légale. Rendre toutes les migrations légales ferait de facto disparaître l’immigration «clandestine», et permettrait aux migrants de déployer leur plein potentiel économique dans le pays d’accueil.

Leur contribution économique est aussi dirigée vers leur pays d’origine: les transferts financiers des migrants vers leurs familles représentent trois fois le montant de l’aide officielle au développement versé par les pays industrialisés. Il est absurde de lier l’aide au développement au contrôle des migrations puisque au contraire, c’est la mobilité qui est un facteur potentiellement puissant de développement.

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6. Pour permettre un progrès social

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L’embauche des travailleurs étrangers en situation irrégulière dans les pays riches est un «dumping social», l’équivalent d’une «délocalisation sur place»: les pires conditions sociales sont imposées à des travailleurs sans droits. La légalisation des migrants leur donnerait accès aux mêmes droits et aux mêmes rémunérations que les autres salariés.

Elle rendrait visible leur participation à l’économie du pays d’accueil, notamment par leur contribution – et celle de leurs employeurs – aux prestations sociales. Par nature, la migration «illégale» n’existe plus avec des frontières ouvertes. Les situations de précarité administrative disparaissent et les conditions de travail s’améliorent et s’harmonisent.

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7. Parce que la liberté de circulation est un droit fondamental

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Le droit de quitter son pays est inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. C’est une question de liberté et d’égalité. Le destin des uns et des autres est déterminé par l’endroit où ils/elles sont né/e/s. C’est la fermeture des frontières qui crée le privilège du lieu de naissance, cette inégalité insupportable. L’ouverture des frontières reconnaît la légitimité de toute migration, et le droit à la mobilité de chacun.

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8. Pour mieux connaître les migrants et mieux protéger ceux qui en ont besoin

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Il faut le répéter : ouvrir les frontières, ce n’est pas supprimer les frontières. Soyons légalistes : le fait d’autoriser les libres circulations permettrait de mieux les accompagner, de savoir où vont les migrants et dans quelles conditions. C’est s’assurer que les migrations se déroulent dans les meilleures conditions possibles pour tous, et que ceux qui ont besoin d’être protégés le soient effectivement.

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9. Parce qu’il est possible de remettre l’hospitalité au centre de la politique

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Des voisins solidaires et mobilisés, un tissu associatif dense capable d’organiser l’accueil des étrangers et aider leur insertion, des villes qui créent de meilleures conditions de logement en centres d’accueil pour les errants : telles sont les formes d’une hospitalité sans condition qui existent déjà dans la société et qu’un gouvernement aurait la possibilité de mobiliser et d’aider, à l’opposé de la guerre aux migrants qui forme aujourd’hui le régime officiel de pensée et d’action.

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10. Pour réaffirmer l’unité de l’Homme

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Dans les années 1930, les juifs ou les exilés espagnols étaient devenus des «indésirables». Aujourd’hui, face au retour de l’idée qu’une partie des humains sont indésirables, nous avons le choix de réaffirmer l’unité de l’Homme et traduire cette idée en politique. Contre l’obscurantisme, il s’agit simplement de relancer l’humanisme.

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27-06-2015, Michel Agier et François Gemenne Source : nouvelobs.com

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Rémy Kossonogow - dans point de vue
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 00:00

AFP 18 juin 2015

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Les pays de l’Union européenne (UE) ont dépensé 11,3 milliards d’euros depuis 2000 pour renvoyer les migrants illégaux, et 1,6 milliard d’euros, pour assurer la protection des frontières de l’Europe, révèle, jeudi 18 juin, une enquête menée par le collectif The Migrant Files, un consortium de journalistes européens.

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L’enquête est publiée alors que l’Union débat sur un plan d’action pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine et l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. Les Etats membres sont unanimes pour accélérer le renvoi des migrants en situation irrégulière, mais divisés sur l’assistance à apporter à l’Italie et à la Grèce, deux pays dont les systèmes d’accueil sont submergés par les arrivées de migrants.

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Comment organiser le retour des migrants en situation irrégulière ? La question est depuis des années l’écueil des politiques migratoires européennes. « Le taux de retour des migrants en situation irrégulière a été de 33 % en 2014 », a souligné mardi le commissaire chargé des affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos.

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Or les Etats membres dépensent des fortunes pour les retours : 11,3 milliards d’euros depuis 2000, selon l’enquête. L’expulsion d’un migrant coûte en moyenne 4 000 euros, dont la moitié pour les frais de transport.

Les migrants ont pour leur part dépensé 15,7 milliards d’euros pour payer leur passage et gagner l’Union européenne, précise l’enquête, présentée comme le résultat de six mois de travail de vingt journalistes, statisticiens et développeurs issus de 16 pays européens. Plus de 600 000 migrants ont demandé l’asile dans l’Union européenne en 2014. De janvier à la fin de mai 2015, plus de 100 000 migrants ont traversé la Méditerranée et 1 865 se sont noyés, selon l’Office international des migrations.

L’Union européenne dépense des fortunes pour renvoyer les migrants illégaux

Surveillance au bénéfice de grands groupes industriels

Les contribuables européens sont également mis à contribution pour financer la protection des frontières : 1,6 milliard d’euros depuis 2000 dont les principaux bénéficiaires sont les grands groupes industriels spécialisés, comme Airbus, Finmeccanica et Thales, souligne l’enquête.

Les barrières de grillages édifiées pour défendre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc coûtent 10 millions d’euros par an pour leur entretien, affirme le document. La barrière à la frontière entre la Grèce et la Turquie coûte plus de 7 millions par an aux contribuables grecs.

La Commission européenne contribue au financement des actions d’accueil des demandeurs d’asile et des mesures pour la protection des frontières. Pour la période 2014-2020, 3,1 milliards sont budgétisés pour le Fonds asile, migration et intégration (FAMI) et 3,8 milliards pour le fonds pour la sécurité (FSI, ou ISF en anglais). La France se voit allouer 1,6 milliard d’euros pour la sécurité par le FSI, et 265 millions par le FAMI, précise la Commission.

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