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Asile, un droit. l'accueil, un devoir?

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:26
Comment fonctionneront les « hot spots » censés gérer l’accueil des migrants en Europe ?

publié par Le Monde

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/21/crise-des-refugies-comment-fonctionneront-les-hot-spots_4765105_3214.html#

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  • Qu’est-ce qu’un « hot spot » ?

La Commission européenne a proposé, au printemps, dans son « agenda pour la migration » d’aider les pays dits « de première ligne », particulièrement exposés au flux de migrants. Il s’agissait à l’époque d’aider l’Italie et de la Grèce. La Hongrie a, depuis, été ajoutée à la liste. D’autres pays pourraient en bénéficier s’ils en faisaient la demande.

La création de « hot spots » vise à aider les pays concernés à remplir leurs obligations de contrôle, d’identification, d’enregistrement des témoignages et de prise d’empreintes des arrivants.

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  • Qui compose le « hot spot » ?

Les autorités nationales reçoivent l’appui de diverses agences européennes : Europol, l’agence de coopération policière ; Eurojust, pour la coopération judiciaire ; Frontex, l’agence européenne pour les frontières ; Easo, le Bureau européen d’appui en matière d’asile.

Ces organismes aident à distinguer les personnes ayant clairement besoin d’une protection internationale des migrants dits « économiques », qui ne peuvent y prétendre. L’implication d’Europol et d’Eurojust vise notamment à tenter de lutter contre les filières et à exercer un contrôle en matière de terrorisme : les menaces de l’Etat islamique et les propos de divers courants populistes et extrémistes européens ont répandu l’idée que des djihadistes pourraient se faire passer pour des demandeurs d’asile.

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  • Où sont situés les « hot spots » ?

En Italie, l’état-major est établi à Catane, en Sicile, et coordonne le travail de quatre ports, trois en Sicile (Trapani, Pozzallo, Porto Empedocle) et un sur l’île de Lampedusa. Chacun de ces centres peut accueillir jusqu’à 1 500 personnes. Les agences européennes y délèguent divers experts, interprètes et équipes de soutien.

En Grèce, le projet est d’établir un état-major au Pirée, le port de la capitale, Athènes. Compte tenu de la géographie du pays, c’est là que seront centralisées les demandes d’asile.

La Hongrie refuse, à ce stade, le projet d’installation de « hot spots », réfutant l’idée qu’elle est un pays de « première ligne » et rejetant, par ailleurs, le plan de relocalisation de 54 000 réfugiés présents sur son sol.

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  • Le « hot spot », solution à la crise entre les Etats membres ?

Il y a visiblement des divergences persistantes entre les pays, et entre ceux-ci et la Commission, au sujet du rôle précis des centres. Lieux d’accueil, chargés ensuite de mettre en œuvre la relocalisation de ceux qui ont droit au statut de réfugiés ? Ou lieux de rétention pour les migrants irréguliers en attente de leur renvoi ? Bruxelles réfute cette dernière idée, plusieurs capitales l’appuient. Les ministres devront trancher mardi, avant la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, mercredi soir.

Ce sommet réclamé par l’Allemagne devrait insister, pour sa part, sur l’urgence d’une politique de retour plus probante, sur la négociation à mener avec les pays tiers afin de faciliter ses retours et sur l’aide à apporter aux pays voisins de la Syrie, qui accueillent des millions de réfugiés. Ce dernier point est évoqué depuis des mois, mais le passage à l’action tarde.

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Rémy Kossonogow - dans européen
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 19:24

Traduction en français de l'article diffusé en anglais

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https://theconversation.com/quand-leurope-voit-les-migrants-en-double-ou-en-triple-49464

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Quatre ou huit migrants? Frontex a tendance à confondre… Dado Ruvic/Reuters

Frontex, l’agence européenne chargée de coordonner la gestion des frontières extérieures, a récemment annoncé que 710 000 migrants étaient entrés en Europe entre janvier et septembre 2015. Selon cette agence, ce chiffre révèle ainsi un « afflux sans précédent » en comparaison avec l’année dernière, où 282 000 arrivées avaient été comptabilisées. Quand j’ai découvert ce chiffre sur Twitter, j’ai tout de suite su que quelque chose clochait.

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(Plus de 710 000 migrants sont entrés en Europe au cours des 9 premiers mois de 2015, les îles grecques restent les plus concernées)

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Car le chiffre avancé par Frontex ne témoigne pas seulement d’une augmentation considérable par rapport à 2014, il est également bien plus élevé que ceux publiés récemment par l’ONU et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Celles-ci estiment en effet que 590 000 personnes sont arrivées clandestinement en Europe par la mer.

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Or ces données sont cruciales. Elles ont un impact considérable sur le débat public concernant la crise des migrants et les médias les reproduisent généralement très vite - d’autant plus quand elles révèlent une augmentation soudaine du nombre d’arrivées. Quant aux politiciens anti-immigration, prompts à considérer que l’Europe subit belle et bien une invasion, ils n’attendent que ce genre de chiffres pour appuyer leurs arguments en faveur d’une fermeture des frontières.

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Depuis quelques temps déjà, je nourrissais des doutes sur la façon dont Frontex collectait, agrégeait et présentait des données issues de diverses sources. Or je me suis aperçu, il y a peu, que l’agence confondait le nombre de passages de frontières avec celui des entrées effectives au sein de l'Union européenne (UE).

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Or les deux ne se recoupent pas, comme le montre bien un examen attentif de l’itinéraire utilisé par les migrants depuis la Grèce à travers les Balkans. En effet, les personnes qui arrivent en Grèce sont comptabilisées par Frontex pour avoir franchi les frontières extérieures de l’Europe. Mais les mêmes quittent ensuite le territoire de l’UE pour traverser des pays comme l’Albanie, la Macédoine ou la Serbie, avant de «ré-entrer» en Hongrie ou en Croatie, et de rejoindre leur destination finale (par exemple l’Allemagne). Et si pour une raison ou pour une autre, un des pays européens les renvoie dans un pays de transit (comme la Hongrie l’a fait avec la Serbie voisine), les migrants vont traverser une troisième fois la frontière et être de nouveau comptabilisés par Frontex.

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Je décide alors de questionner l’agence via Twitter.

(@FrontexEU Comment pouvez-vous être sûrs de votre chiffre : tous les migrants ne sont pas identifiés et ils peuvent passer plusieurs fois la frontière?)

À ma grande surprise, je reçois une réponse quelques minutes plus tard. Avec une remarquable honnêteté, Frontex admet avoir compté deux fois certains entrants dans l’Union. L’agence concède également que les migrants arrivant en Europe par des voies différentes sont probablement comptabilisés deux fois.

(@nandosigona Nos bilans mensuels incluent tous les franchissements des frontières extérieures de l’UE. Les personnes arrivant en Grèce seront de nouveau comptées si elles entrent en Hongrie.)

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Je reste abasourdi de voir que l’agence rend publiques des données si politiquement sensibles (710 000 entrées) et de façon aussi légère. Frontex sait pourtant pertinemment que ces chiffres peuvent avoir des conséquences importantes sur la façon dont l’Europe réagit à la crise en cours. Je n’essaye pas ici de nier l’importance du flux migratoire auquel est actuellement confronté notre continent, mais simplement d’attirer l’attention sur les responsabilités qui incombent à l’agence chargée par l’Union européenne de coordonner la gestion de ses frontières.

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Frontex a finalement publié une « clarification » au sujet de ces chiffres sous la forme d’un paragraphe ajouté à la fin de son communiqué de presse : « Frontex publie des données mensuelles sur le nombre de personnes signalées aux frontières extérieures de l’Union européenne. Une même personne peut traverser clandestinement la frontière à plusieurs reprises et à différents endroits. Cela signifie qu’une grande partie des personnes repérées à leur passage en Grèce ont été de nouveau comptabilisées lors de leur seconde entrée sur le territoire de l'Union européenne, via la Hongrie ou la Croatie. »

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En dépit de cette clarification et son aveu qu’une « grande partie » des personnes avaient été comptées deux fois, les gros titres de la presse ont continué à laisser penser que 710 000 migrants étaient bel et bien entrés au sein de l'Union européenne. Combien de journaux ont nuancé ce chiffre avec la mise en garde ajoutée à la hâte par Frontex ? Et combien l’ont tout simplement ignorée pour ne publier que le chiffre en question ?

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Pour moi, toute cette affaire est un appel à la vigilance: celle dont nous devons faire preuve sur la façon dont les chiffres concernant la crise des migrants sont utilisés par les différents acteurs de cette crise. Par ailleurs, il est clair que Frontex doit rendre des comptes plus précis sur ses activités, compte tenu du mandat élargi que les États européens lui ont confié.

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La version originale de cet article a été publiée en anglais.

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Rémy Kossonogow - dans européen
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:50

Publié le 02.07.2015 http://www.trt.net.tr/francais/europe/2015/07/02/l%E2%80%99europe-est-elle-vraiment-envahie-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-275309

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Les statistiques du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés sont surprenantes

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Ceux qui fuient la guerre et l’oppression trouvent refuge en Europe.

Le nombre de réfugiés en Europe s’est élevé à 137.000 lors de la première moitié de l’année 2015.

Les statistiques du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés sont surprenantes.

Surtout le bilan sur les 6 premiers mois de 2015 est inquiétant.

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Comparées aux données de toute l’année 2014 (75.000 réfugiés reçus par l’Europe), celles de la première moitié de 2015 indiquent que 137.000 personnes se sont réfugiées au Vieux continent, ce qui signifie une hausse de 83%.

Plus de 30% des réfugiés réussissant à arriver aux côtes grecques et italiennes sont des Syriens.

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" Grâce à l’importance accordée par la communauté internationale aux problèmes des réfugiés, le nombre de réfugiés morts en route a considérablement baissé. Par ailleurs, les réfugiés, qui se rendaient d’Afrique du nord en Italie, préfèrent de nos jours se rendre en Grèce via la Turquie " a indiqué le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies.

L’Europe est-elle vraiment envahie de réfugiés ?
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Rémy Kossonogow - dans européen
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 00:55

par Loïc Trégourès, doctorant à l'Université Lille 2, spécialiste des Balkans

article intégral publié ici http://www.iris-france.org/61627-de-la-question-des-migrants-dans-la-region-balkanique/

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Alors que le HCR a annoncé le 20 juin, journée mondiale des réfugiés, qu’il n’y avait jamais eu autant de personnes déplacées dans le monde, la question des migrants est devenue un enjeu politique majeur pour l’Union européenne, qui dépense 1 milliard d’euros par an pour les empêcher de pénétrer sur son sol, tandis qu’eux-mêmes dépensent environ la même somme pour y parvenir.
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Dans ce contexte, la région balkanique joue à la fois le rôle de porte d’entrée mais aussi de zone tampon vers l’espace Schengen. Or, force est de constater que les flux de migrants, surtout syriens, irakiens et afghans, ont fortement augmenté depuis le début de l’année. …/…

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Le mur financé par l’UE à la frontière bulgaro-turque a démontré son efficacité en ce qu’il a sensiblement réduit le nombre de migrants passant par la Bulgarie, autant que son inanité générale puisque les flux se sont juste déplacés et n’ont pas décru.
De fait, la Grèce ne fait plus rien pour empêcher les migrants de passer en Macédoine, qui elle-même ferme les yeux sur ces colonnes qui remontent le pays à vélo jusqu’en Serbie.

De la question des migrants dans la région balkanique

Dernière étape avant l’espace Schengen, la Serbie, candidate à l’intégration européenne, a à cœur de démontrer qu’elle peut traiter cette question et joue donc les bons élèves malgré des moyens très limités. D’où l’inquiétude du Premier ministre, Aleksandar Vucic, à l’annonce des autorités hongroises de l’érection d’un mur le long de la frontière serbo-hongroise. Il est vrai que la Hongrie, excédée, est devenue le second pays européen en termes de demande d’asile (plus de 50.000 en 2015), ce que le gouvernement Orban exploite au mieux à des fins de politique interne. Si les migrants ne peuvent plus emprunter cette voie, les Serbes craignent de devoir gérer des flux plus importants de gens qui vont rester plus longtemps. Il y a déjà des centaines de migrants dans un total dénuement à Presevo au sud du pays.
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La réponse de Belgrade n’a donc pas tardé puisque la frontière macédo-serbe a été placée sous contrôle renforcé de patrouilles austro-serbo-hongroises, ce qui aura pour effet de gonfler la présence des migrants dans une Macédoine prise en étau et déjà asphyxiée, qui n’aura d’autre choix, si elle veut éviter elle-même un désastre humanitaire déjà en marche, que de fermer sa frontière avec la Grèce. Rien ne garantit pourtant que cette tactique du reflux soit plus efficace que la tentative bulgaro-turque.
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L’annonce hongroise inquiète aussi la Croatie, pour l’instant pays de transit secondaire. L’objectif croate d’intégrer l’espace Schengen implique de démontrer que l’on est capable de faire face. Cependant, pour les migrants déjà en Serbie, le mur serbo-hongrois risque de déplacer la route vers l’Est croate pour ensuite remonter en Hongrie et contourner le mur, ce qui confronterait la Croatie à de vraies vagues de migrants. Pourra-t-elle faire face ? Si non, alors le test sera raté, les portes de Schengen se fermeront et il y aura des tensions entre Serbie et Croatie. Si oui, alors les migrants passeront par l’Albanie puis l’Italie, ou bien la Roumanie puis la Hongrie.

De la question des migrants dans la région balkanique

On voit donc que cette question ne peut être résolue de façon locale et doit être traitée à l’échelle européenne. Cette urgence est d’autant plus évidente depuis l’annonce hongroise, ce 23 juin, de la suspension unilatérale du règlement Dublin III qui prévoit que les demandes d’asiles soient traitées par le premier pays de l’espace Schengen traversé. C’est ainsi tout l’équilibre et l’esprit même de Schengen qui est en jeu ici face à des flux qui n’ont aucune raison de cesser.
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Enfin, il faut rappeler que les principaux demandeurs d’asile dans l’UE ne sont pas syriens mais albanais du Kosovo avec 49.000 demandes d’asile sur les 185.000 enregistrées au premier trimestre 2015, ce qui embarrasse d’ailleurs Pristina dans la négociation sur la levée des visas Schengen. Si ces demandes n’ont aucune chance d’aboutir, elles traduisent l’impasse économique dans laquelle se trouve le Kosovo, sept ans après son indépendance, et alors que l’Union européenne continue d’y investir des sommes et des moyens humains considérables afin d’y construire un Etat moderne.
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Or, le départ des jeunes du Kosovo et de tous les pays des Balkans devrait susciter une réflexion globale de la part de Bruxelles car non seulement cela alimente des sentiments xénophobes au sein de l’Union, mais cela ôte de surcroît aux pays d’origine leurs forces vives qui sont le plus à même de mener leur pays vers le développement économique et l’intégration européenne.

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Rémy Kossonogow - dans européen
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 18:34

Alors que l’Union européenne doit se prononcer sur la répartition des demandeurs d’asile au sein des États membres (relocalisation), des organisations françaises appellent, avec la CFDA, à la suppression du règlement Dublin.

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En proposant un programme exceptionnel de “relocalisation” de 40 000 Syriens et Érythréens dans les différents États membres de l’Union européenne, pour soulager l’Italie et la Grèce du poids que représente le très grand nombre de demandeurs d’asile arrivant dans ces deux pays, la Commission européenne met en évidence le problème intrinsèque que pose le règlement européen dit “Dublin III” au système d’asile européen. Basé sur le principe qu’une demande d’asile doit être examinée dans le premier pays européen dans laquelle la personne est arrivée, le mécanisme de Dublin concentre inévitablement les demandeurs dans les États qui forment la frontière extérieure de l’UE (Grèce, Italie, Pologne...).

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Il est donc inéquitable pour ces pays (comme le montre la situation actuelle) mais aussi pour les demandeurs d’asile. En effet, les conditions d’accueil ainsi que les taux de reconnaissance de protection diffèrent énormément suivant l’État dans lequel est déposée la demande d’asile.

Dans son rapport sur la gestion des frontières extérieures de l’UE et ses incidences sur les droits de l’homme des migrants, le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants constate d’ailleurs “l’échec systémique du mécanisme de Dublin” et préconise d’“inverser la logique actuelle en permettant aux demandeurs d’asile de déposer leur demande dans le pays de leur choix à l’intérieur de l’Union européenne” [1].

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Pourtant, la Commission Européenne, dans un communiqué du 27 mai 2015, et le ministre de l’Intérieur français, dans un communiqué du 1er juin 2015, indiquent que le règlement Dublin III doit continuer à être appliqué.

L’Europe s’apprête donc à pérenniser un mécanisme injuste et défaillant, dont, au demeurant, l’échec est patent. A titre d’exemple, en France, en 2012, seulement 17% des personnes pour lesquelles l’application du règlement a été demandée ont été finalement transférées dans le pays désigné comme “responsable” de leur demande d’asile.

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A supposer que les États membres acceptent de se prêter au jeu de la relocalisation, les maigres tentatives de la Commission européenne pour corriger à la marge les conséquences du règlement Dublin n’empêcheront pas que persiste le problème qu’elle prétend résoudre.

La Coordination française pour le droit d’asile recommande depuis longtemps l’abandon du mécanisme de Dublin [2]. A la veille du Conseil européen des 25 et 26 juin au cours duquel des décisions doivent être prises pour faire face à la situation migratoire en Méditerranée, nos associations y insistent : le système de responsabilité d’un État membre de l’UE pour l’examen d’une demande d’asile doit être revu en profondeur : le principe doit être que la demande est examinée dans le pays du choix du demandeur.

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De plus, un véritable mécanisme de solidarité doit être mis en place pour soutenir les États membres en fonction du nombre de demandeurs d’asile qu’ils accueillent.

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Signataires de l’Appel :

Sont signataires les associations suivantes, membres de la CFDA (Coordination française pour le droit d’asile) :

ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture)
APSR (Association d’accueil aux Médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France)
ARDHIS (Association pour la Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l’Immigration et au Séjour)
Centre Primo Levi (soins et soutien aux victimes de la torture et des violences politiques)
Comede (Comité médical pour les exilés)
Dom’Asile
ELENA France (Association d’avocats liés au Conseil Européen pour les Réfugiés et Exilés)
FASTI (Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s)
GAS (Groupe accueil solidarité)
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigré.e.s)
JRS-France (Jesuite Refugee Service)
La Cimade (Service oecuménique d’entraide)
LDH (Ligue des droits de l’Homme)
MDM (Médecins du Monde)
MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
Secours Catholique (Caritas France)

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S’associent à cet appel les organisations suivantes :

Action Tunisienne
ADDE (Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers)
AmiS (Aide Migrants Solidarité Téteghem)
AMAR (Association Montalbanaise d’Aide Aux Réfugiés)
ARCAL-bn (Association des réfugiés du Calvados)
ATMF (Association Travailleurs Maghrébins de France)
CASAM (Collectif d’accueil des solliciteurs d’asile en Moselle)
Cedetim (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)
CFDA 44 (Coordination pour les demandeurs d’asile en Loire-Atlantique)
CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement )
CSP 75 (Coordination 75 des sans papiers)
Diel
Emmaüs Dunkerque
Emmaüs Europe
Emmaüs France
Emmaüs International
Fédération de l’Entraide Protestante
FNARS (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale)
FORIM Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations
Français langue d’accueil
France Amérique Latine
IPAM (Initiatives pour un autre monde)
L’Auberge des Migrants (Calais)
Le Réveil Voyageur (Calais)
Mddm
Mouvement de la Paix
Organisation pour une Citoyenneté Universelle
R.C. I. (Réseau chrétien Immigrés)
Réseau Foi & Justice Afrique Europe
Salam Nord/Pas-de-Calais
Syndicat de la magistrature

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[1] Rapport du Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants : Tabler sur la mobilité au cours d’une génération : suite donnée à l’étude régionale sur la gestion des frontières extérieures de l’Union européenne et ses incidences sur les droits de l’homme des migrants, 8 mai 2015, A/HRC/29/36 http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G15/092/49/PDF/G1509249.pdf?OpenElement

[2] CFDA, Conditions minimales pour que l’asile soit un droit réel, janvier 2013, http://cfda.rezo.net/10%20points.html

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Rémy Kossonogow - dans européen
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 00:28
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Rémy Kossonogow - dans européen
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 00:41
 Ces anonymes qui rendent hommage aux migrants

Emission Détours, sur la radiotélévision suisse (RTS) Publié le 9 mai 2015

Des milliers de migrants clandestins ont perdu la vie en Méditerranée. Les naufrages se succèdent et se résument à des chiffres vite recouverts par d’autres informations.

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En Espagne, en Italie, en Grèce, les pêcheurs, médecins, croque-mort, religieux ou simples habitants sont confrontés à la réalité de la tragédie. Emus ou révoltés, certains ont décidé de rendre une dignité aux disparus.

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Tenter d’identifier les corps, leur donner une sépulture, contacter les familles, accompagner les proches ou documenter les événements est leur façon de refuser d’être les témoins passifs du drame qui se joue aux frontières de l’Europe. C’est le combat spontané d’anonymes pour rendre hommage à d’autres anonymes.

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« Détours » leur a consacré trois émissions les 8, 9 et 10 avril 2015. Pour réécouter les émission, cliquez ici ou ci-dessous.

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Premier épisode

Avec Saida Zha aux pompes funèbres de Los Barrios en Andalousie, Ildefonso Sena, journaliste à Tarifa, Efi Latsoudi, fondatrice de l’association d’aide aux migrants « Le village de tous » à Mytilène en Grèce, et Lino Tumbiolo, responsable d’une des principales coopératives de pêche en haute mer à Mazara del Vallo en Sicile.

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Deuxième épisode

Avec Domenico Asaro, dit Mimmo, pêcheur à Mazara del Vallo en Sicile, Roberto Ingarciola, armateur capitaine, Christos Manolelis, agent administratif et pêcheur amateur sur l’île de Lesbos, et Pavlos Pavlidis, médecin légiste à Alexandroupolis, en Grèce.

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Troisième épisode

Avec Mehmet Serif Damatoglou, imam de Sidero près de la frontière gréco-turque, Marili Stroux, membre du collectif « Welcome To Europe » près de Thermi, Annalisa D’Ancona, Gianpiero Caldarella, Giacomo Sferlazzo et Luca Vitale à Lampeduza où le collectif Askavusa – « Pieds nus » en sicilien – a créé le Porto M, un musée autogéré dédié aux migrants.

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Rémy Kossonogow - dans européen
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 00:39

http://www.leparisien.fr/international/interactif-demandes-d-asile-185-000-personnes-accueillies-en-europe-en-2014-13-05-2015-4767823.php

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Les Etats-membres de l'Union européenne ont accordé un statut protecteur à 185 000 demandeurs d'asile en 2014. Un peu plus de 20 000 pour la France, principalement venus de Russie, Syrie et Sri Lanka.

Jamais l'Union européenne n'avait fait face à une demande aussi importante de demandes d'asile. En 2014, selon les chiffres publiés mardi par Eurostat, près de 360000 personnes ont fait une demande dans un des Etats membres de l'UE (excepté l'Autriche).

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Parmi ces demandes, 184.665 ont obtenu une réponse positive, «gagnant» ainsi un statut protecteur.

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Ce dernier chiffre représente une hausse de 50 % par rapport à 2013 et porte le total de demandeurs d'asile accueillis à 750000 depuis 2008 au sein de l'Union européenne. Une hausse qui s'explique par la montée en intensité des conflits, comme en Syrie. .../…

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L'Europe, et la France, face au défi des déplacés syriens

La grande majorité des demandeurs d'asile le devient en fuyant des zones de conflits. La situation actuelle en Syrie, où de multiples conflits opposent les forces gouvernementales aux rebelles ou aux groupes terroristes comme Daech, génère un grand nombre important, près de 70000 personnes, de demandeurs d'asile venus du Moyen-Orient.

…/…


En France, 2015 Syriens ont trouvé refuge en 2014. «Si on accueille pas suffisamment de Syriens, on les accueille mieux que d'autres populations. Il y a des effets de mode. On a beaucoup parlé des Chrétiens d'Orient ces derniers temps et, d'un point de vue social, ils ont plus d'aides que des réfugiés d'autres nationalités», avance Anne Babout.

Demandes d'asile : 185 000 personnes accueillies en Europe en 2014
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Rémy Kossonogow - dans européen
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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 10:17

En ce mauvais jour du 23 avril 2015, le Conseil européen qui devait enfin « agir » sur une situation « dramatique » en Méditerranée, s’est contenté de tenter de mettre l’Union européenne et ses États membres à l’abri des migrants en renforçant la protection de ses frontières.

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À ces milliers d’êtres humains, femmes, hommes et enfants qui risquent la mort, et souvent la trouvent, en tentant de rejoindre des lieux pour se reconstruire et vivre, les chefs de gouvernement européens, réunis à grand bruit, n’ont eu qu’un seul message à leur envoyer : « Sécurité ! ». Ils n’ont pas cherché à sortir d’une concurrence entre les États membres, essayant chacun de prendre le moins possible des migrants après avoir rejeté tous les autres. Quant au mot « accueil », il ne fait pas partie du vocabulaire des chefs de gouvernement.

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Lutte contre l’émigration avec l’appui des pays tiers, reconduite à la frontière, refoulement, rétention dans les centres spécialisés, pénalisation de l’entrée... Voilà ce que vont connaître les survivants quand elles et ils auront fini de compter leurs morts. Le Conseil européen en prenant ces mesures honteuses considère que sa responsabilité n’est pas engagée. Il ajoute ainsi aux morts son propre déshonneur.

Les associations et organisations qui à travers l’Europe défendent les droits de toute personne à vivre quelque part en sûreté, ne peuvent l’accepter et décideront dans les semaines à venir des moyens pour s’opposer à cette politique mortifère.

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Bruxelles, le 24 avril 2015

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Signataires :

Action Luxembourg Ouvert et Solidaire
Ligue des Droits de l’Homme (ALOS - LDH)
Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés - Luxembourg (ASTI)
Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme (AEDH)
Asociación Pro Derechos Humanos de Andalucía (APDHA)
Associazione Di Promozione Sociale (ARCI)
Borderline Europe
Centre de Recherche et d’Information pour le développement (CRID)
La Cimade – service oecuménique d’entraide
CIRÉ – Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers
Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD)
Emmaüs Europe
Emmaüs International
Enda Europe
European Federation of National Organisations Working with Homeless People (FEANTASA)
Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s (FASTI)
FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme)
Fondation France-Libertés
France Amérique Latine (FAL)
Groupe d’Information et de Soutien des Immigré.e.s – France (GISTI)
Ihmisoikeusliitto - Ligue finlandaise des Droits de l’Homme (FLHR)
Initiatives Pour un Autre Monde (IPAM)
Institut de Drets Humans de Catalunya (IDHC)
Internationale Liga für Menschenrechte (ILMR)
KISA – Action for Equality, Support, Antiracism
Le Syndicat de la magistrature – France
Lega Italiana Dei Diritti Dell’ Uomo (LIDU)
Liga Portuguesa dos Direitos Humanos – civitas (LPDH)
Liga Voor de Rechten van de Mens (LVRM)
Ligue des droits de l’Homme – Belgique (LDH)
Ligue des droits de l’Homme – France (LDH)
Malta Association of Human Rights (MAHR)
Movimiento Migrante Mesoamericano - Mexique
Montgolfière, Association d’aide aux demandeurs d’asile
Migreurop
Organisation pour une Citoyenneté universelle (O.C.U)
Plate-forme Migrants et Citoyenneté européenne (PMC)
Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH)
Syndicat des avocats de France (SAF)

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Rémy Kossonogow - dans européen
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 00:23
Kosovo : l'appel de l'ouest

Le Monde / Maryline Baumard

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http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/26/kosovo-l-appel-de-l-ouest_4601996_3214.html

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La grande maison de Xhevrije Hyseni s’est vidée d’un seul coup. Le 21 janvier, ses deux fils qui vivaient avec elle ont bouclé leurs sacs et sont partis avec épouses et enfants pour l’Allemagne à la recherche d’un emploi. Dans la ville de Vushtrri, dans le nord du Kosovo, où habite cette veuve de 56 ans, l’épidémie d’émigration s’est propagée comme ces folies que rien n’arrête. « En quelques jours à peine, les demandes d’actes de naissance ont été multipliées par 500 [ce document suffit pour faire traverser la Serbie à un enfant mineur]. Plus de 850 enfants ont disparu des écoles, soit deux par classe », se désole Blerim Zhabari, journaliste au site d’information Veriu.

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Réserve à pommes de terre du kosovo

« Cette saignée se verra vraiment au printemps. Des champs resteront sans culture, des jardins ne refleuriront plus », regrette le premier élu de la ville. Un drame pour cette région considérée comme la réserve à pommes de terre du pays. Selon les standards nationaux, Vushtrri n’est pas pauvre, pourtant. Avant la vague d’émigration, 26 % des natifs de la ville vivaient à l’étranger, selon les chiffres publiés en 2014 par l’Agence statistique kosovare (ASK). La moitié des 18 439 originaires de Vushtrri qui s’en sont allés ont choisi l’Allemagne. Beaucoup pour des raisons économiques. Et ce, même si la ville compte 2 640 petites entreprises, essentiellement dans le commerce et les transports. Un vivier qui ne suffit pas. L’année dernière, trois grosses sociétés ont fermé : leur privatisation, nouvelle politique économique menée dans le pays depuis deux ans, s’était soldée par un échec, déversant dans la ville un flot de nouveaux chômeurs.

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L’ampleur des départs a suscité une profonde inquiétude. La présidente de la République, Atifete Jahjaga, a dû venir, le 6 février, pour apaiser les esprits. « La solution n’est pas la fuite », a-t-elle rappelé, exhortant le peuple kosovar à peser de tout son poids dans la construction de ce jeune pays dont l’indépendance a été proclamée en 2008. « Nous sommes allés à la rencontre des populations dans la rue. Nous avons placardé des affiches en centre-ville pour convaincre les gens de ne pas partir, mais cela n’a pas suffi », regrette Bajram Mulaku, le maire. Il aurait préféré être entendu plutôt que de répondre aujourd’hui aux appels au secours. « Un homme que je connais bien m’a téléphoné, désespéré. Il a fait demi-tour en Hongrie, il est de retour. Mais il a vendu sa vache pour partir et se retrouve sans rien… Il me demande de l’aider, mais je ne peux rien faire », se désole cet ex-enseignant en mathématiques de l’université de Pristina.

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Incurie ou manque d’argent, cette absence de mesures spécifiques fait douter certains de la volonté politique de voir revenir les 130 000 ou 140 000 personnes qui ont pris les chemins de l’exil depuis l’été 2014. « Si le gouvernement veut vraiment que les gens reviennent, qu’il le montre ! », s’agace Ilir Deda,député du Vetëvendosje, le principal parti d’opposition. Le ministre de l’intérieur a eu beau se déplacer au sein de l’Union européenne et demander qu’on rapatrie rapidement ses citoyens, il a du mal à convaincre.

Et d’ailleurs, avec ses indicateurs économiques dans le rouge, le Kosovo a-t-il vraiment intérêt à voir revenir ces exilés ?

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Les analyses réalisées sur l’impact économique de l’émigration dans les pays d’origine montrent que certains pays gagnent à laisser partir… quand d’autres y perdent. « Pour mesurer si une émigration est négative ou positive, il faut analyser ce que les émigrés auraient fait s’ils étaient restés, précise Theodoria Xenogiani, chercheuse à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quelle aurait été leur contribution au marché du travail local ? »

Les fils de Xhevrije Hyseni étaient sans emploi. « Mon aîné travaillait dans la construction. Mais en hiver on ne construit rien ici. Il fait trop froid. Quant à mon dernier, lui, il n’a jamais travaillé. En dépit de ses recherches, il n’a jamais pu trouver un emploi, ni dans le bâtiment ni dans les transports… Heureusement que mon troisième fils vit en Suisse depuis six ans et nous aide », raconte-t-elle. Au Kosovo, un actif sur deux serait au chômage, selon les chiffres les plus optimistes.

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Selon l’ambassadeur du Kosovo à Paris, Muhamedin Kullashi, « les versements de la diaspora seraient évalués entre 500 millions et 600 millions d’euros par an », soit 10 % du PIB !

Économiquement, aussi bizarre que cela puisse paraître, les départs des deux fils de Xhevrije et avec eux de tous ceux qui, non diplômés, ont fui le chômage, seraient plutôt une aubaine nationale qu’un véritable problème. C’est en tout cas la thèse défendue par Theodoria Xenogiani et sa consœur, Louka Katseli. Dans un travail publié en 2006 et intitulé « Ce que nous savons des effets de l’émigration sur les pays de départs »,les deux chercheuses montrent que l’émigration de travailleurs peu qualifiés dans une économie marquée par un chômage de masse est positive pour ceux qui restent : ils augmentent leur chance de trouver un emploi. « Autre point positif : le petit Etat des Balkans ne subit pas une fuite des cerveaux, qui, elle, pourrait lui être préjudiciable », observe Theodoria Xenogiani.

Le visage de la diaspora kosovare confirme que les candidats au départ ne sont pas les plus diplômés : seuls 6 % ont fait des études supérieures. L’exode des moins qualifiés libère le pays de chômeurs potentiels et permet une entrée de devises. Selon l’ambassadeur du Kosovo à Paris, l’universitaire Muhamedin Kullashi, professeur de philosophie à l’université de Saint-Denis, « les versements de la diaspora seraient évalués entre 500 millions et 600 millions d’euros par an », soit 10 % du PIB ! « Même si cet argent ne permet pas de créer des emplois, il sert à nourrir, soigner et éduquer les enfants », rappelle Theodoria Xenogiani.

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« L’émigration est un drame parce que ce sont les plus dynamiques, les plus courageux et aventuriers qui partent », regrette le député Ilir Deda, chargé de l’émigration pour le Vetëvendosje. « C’est la sève du pays qui s’en va, ceux qui croient dans le changement », estime ce militant politique, qui ne fait plus confiance à la coalition au pouvoir et rêve d’un sursaut. La coalition qui gouverne le pays – la Ligue démocratique du Kosovo et le Parti démocratique du Kosovo – a mis cinq mois à composer un gouvernement de juillet à novembre 2014. Période pendant laquelle les départs se sont multipliés. Comme si le nouveau gouvernement n’apportait pas le changement espéré.

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Rémy Kossonogow - dans européen
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