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Asile, un droit. l'accueil, un devoir?

asiledroitsc.jpg

22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 00:39

HCR 18 décembre 2015
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Près d'un million de personnes – réfugiés et migrants – ont déjà traversé la Méditerranée cette année. Par ailleurs, les conflits en Syrie et ailleurs continuent de générer des niveaux alarmants de souffrance humaine. Dans un nouveau rapport statistique paru aujourd'hui, le HCR prévient que l'année 2015 sera sans doute le théâtre d'une hausse sans précédent en matière de déplacements forcés dans le monde.

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Ce rapport statistique du HCR, intitulé « Mid-Year Trends 2015 » (« Tendances mondiales, premier semestre 2015 »), couvre la période de janvier à fin juin. Il fait état des déplacements forcés dans le monde qui résultent des conflits et de la persécution ; il révèle des indicateurs fermement ancrés dans le rouge pour chacune des trois principales catégories de personnes déracinées : les réfugiés, les demandeurs d'asile et les personnes déplacées au sein de leur propre pays.

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Le nombre total de réfugiés dans le monde s'élevait à 19,5 millions il y a un an. Il a franchi le seuil des 20 millions (20,2 millions) au milieu de 2015 pour la première fois depuis 1992. Les demandes d'asile sont en hausse de 78% (993 600) par rapport à la même période en 2014. Et le nombre de personnes déplacées dans leur propre pays a bondi d'environ deux millions pour atteindre un total estimé de 34 millions.

Tout laisse à penser que 2015 pourrait être l'année où le nombre de déplacements forcés dans le monde dépassera 60 millions pour la première fois. Un être humain sur 122 est aujourd'hui une personne qui a été forcée de quitter son foyer.

« Les déplacements forcés affectent profondément notre époque. Ils affectent la vie de millions de nos semblables, aussi bien ceux qui sont obligés de fuir que ceux qui les abritent et les protègent. Jamais le besoin de tolérance, de compassion et de solidarité envers les personnes qui ont tout perdu n'a été aussi grand », a déclaré le Haut Commissaire pour les réfugiés, António Guterres.

UNE HAUSSE SANS PRéCéDENT DES DéPLACEMENTS FORCéS POURRAIT MARQUER L'ANNéE 2015

Au-delà de ces chiffres clés, le rapport révèle une dégradation des indicateurs de tendance dans plusieurs domaines. Le nombre des retours volontaires, qui constitue une mesure du nombre de réfugiés pouvant rentrer chez eux sans risque et un baromètre de l'état des conflits dans le monde, est à son niveau le plus bas depuis trois décennies (avec un nombre estimé de 84 000 personnes par rapport à 107 000 sur la même période il y a un an). Par conséquent, si vous êtes réfugié aujourd'hui, vos chances de pouvoir rentrer dans votre pays d'origine sont plus faibles qu'à tout moment depuis plus de 30 ans.

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Le Liban accueille davantage de réfugiés que tout autre pays au monde par rapport à la taille de sa population, soit 209 réfugiés pour 1 000 habitants. Et l'Éthiopie est le pays qui héberge le plus grand nombre de réfugiés par rapport à sa capacité économique, soit 469 réfugiés pour un USD de PIB (par habitant exprimé en PPA). Dans l'ensemble, la responsabilité mondiale de l'accueil des réfugiés continue d'être assumée principalement par les pays immédiatement frontaliers des zones de conflit. Ce sont des pays en développement pour bon nombre d'entre eux.
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Le rapport ne reflète que partiellement l'afflux de personnes arrivant par bateau en Europe via la Méditerranée, car les arrivées se sont multipliées au cours de la seconde moitié de 2015, période non couverte dans le rapport. Néanmoins, pendant les six premiers mois de 2015, l'Allemagne est le pays du monde qui a reçu le plus grand nombre de nouvelles demandes d'asile, soit 159 000, ce qui représente presque le chiffre relevé pour toute l'année 2014. La Russie arrive au deuxième rang, avec 100 000 demandes, présentées surtout par des personnes fuyant le conflit en Ukraine.

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http://www.unhcr.fr/5673c0dfc.html

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 00:50

Article intégral ici http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Demande-d-asile-du-1er-refugie-climatique-rejetee-27535810

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Un père de famille des Kiribati, un archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux, devrait être expulsé vers son pays. La justice néo-zélandaise l'a débouté de sa demande d'asile.

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Ione Teitiota, 38 ans, réclamait le statut de réfugié au motif que lui, sa femme et leurs trois enfants, tous nés en Nouvelle-Zélande, couraient un péril mortel aux Kiribati, un archipel composé d'une trentaine d'atolls coralliens dont la plupart dépassent à peine le niveau de l'eau.

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Confirmant les rejets prononcés en première instance et en appel, la Cour suprême néo-zélandaise a statué que le requérant ne répondait pas aux critères d'octroi du statut de réfugié, lequel doit être menacé de persécution dans son pays natal, selon l'ONU.

Pas de «grave danger»

Si la plus haute juridiction du pays a reconnu lundi soir que les Kiribati étaient «incontestablement confrontée à des défis» climatiques, elle a également estimé que «M. Teitiota n'encourait pas de 'grave danger'» dans son pays natal.

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Après une hausse moyenne de 20 cm au XXe siècle, les océans devraient encore s'élever de 26 à 86 cm à l'horizon 2100 par rapport à la moyenne 1986-2005, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 00:00

AFP 18 juin 2015

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Les pays de l’Union européenne (UE) ont dépensé 11,3 milliards d’euros depuis 2000 pour renvoyer les migrants illégaux, et 1,6 milliard d’euros, pour assurer la protection des frontières de l’Europe, révèle, jeudi 18 juin, une enquête menée par le collectif The Migrant Files, un consortium de journalistes européens.

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L’enquête est publiée alors que l’Union débat sur un plan d’action pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine et l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. Les Etats membres sont unanimes pour accélérer le renvoi des migrants en situation irrégulière, mais divisés sur l’assistance à apporter à l’Italie et à la Grèce, deux pays dont les systèmes d’accueil sont submergés par les arrivées de migrants.

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Comment organiser le retour des migrants en situation irrégulière ? La question est depuis des années l’écueil des politiques migratoires européennes. « Le taux de retour des migrants en situation irrégulière a été de 33 % en 2014 », a souligné mardi le commissaire chargé des affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos.

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Or les Etats membres dépensent des fortunes pour les retours : 11,3 milliards d’euros depuis 2000, selon l’enquête. L’expulsion d’un migrant coûte en moyenne 4 000 euros, dont la moitié pour les frais de transport.

Les migrants ont pour leur part dépensé 15,7 milliards d’euros pour payer leur passage et gagner l’Union européenne, précise l’enquête, présentée comme le résultat de six mois de travail de vingt journalistes, statisticiens et développeurs issus de 16 pays européens. Plus de 600 000 migrants ont demandé l’asile dans l’Union européenne en 2014. De janvier à la fin de mai 2015, plus de 100 000 migrants ont traversé la Méditerranée et 1 865 se sont noyés, selon l’Office international des migrations.

L’Union européenne dépense des fortunes pour renvoyer les migrants illégaux

Surveillance au bénéfice de grands groupes industriels

Les contribuables européens sont également mis à contribution pour financer la protection des frontières : 1,6 milliard d’euros depuis 2000 dont les principaux bénéficiaires sont les grands groupes industriels spécialisés, comme Airbus, Finmeccanica et Thales, souligne l’enquête.

Les barrières de grillages édifiées pour défendre les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc coûtent 10 millions d’euros par an pour leur entretien, affirme le document. La barrière à la frontière entre la Grèce et la Turquie coûte plus de 7 millions par an aux contribuables grecs.

La Commission européenne contribue au financement des actions d’accueil des demandeurs d’asile et des mesures pour la protection des frontières. Pour la période 2014-2020, 3,1 milliards sont budgétisés pour le Fonds asile, migration et intégration (FAMI) et 3,8 milliards pour le fonds pour la sécurité (FSI, ou ISF en anglais). La France se voit allouer 1,6 milliard d’euros pour la sécurité par le FSI, et 265 millions par le FAMI, précise la Commission.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 18:13

Article intégral publié ici http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/quatre-idees-recues-sur-les-refugies-climatiques_936109.html

Par Louis San

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1Ils vivent dans les pays du Sud

Non, pas seulement.

L’Afrique et l’Asie sont effectivement particulièrement touchées. Les îles du Pacifique également. Mais l’ensemble de la planète est concerné.

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Il y a aussi des déplacés environnementaux dans des zones tempérées. François Gemenne, chercheur à Sciences Po et spécialistes des questions migratoires, estime que "les personnes victimes de la tempête Xynthia [qui a frappé la France en 2010] sont des déplacés environnementaux". …/…

De façon plus générale, nous avons l’habitude de penser les réfugiés environnementaux comme des personnes qui vivent loin de nos frontières ou qui sont étrangères. "Dans un discours dominé par des institutions occidentales, le terme ‘réfugié’ semble réservé aux habitants du tiers-monde, à la fois vulnérable et dangereux", écrivent Christel Cournil et Benoît Mayer dans leur livre Les Migrations environnementales, enjeux et gouvernance (Presses de Sciences Po, 2014).

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2Ils vont envahir les pays occidentaux

La plupart du temps, les personnes qui sont contraintes de déménager à cause de contraintes environnementales préfèrent rester près de chez elle. Les déplacés environnementaux n’ont généralement pas les moyens de migrer de l'autre côté du globe. Ils se déplacent dans leur pays, sur des distances de quelques kilomètres. Ils veulent rester près de leur famille, de leurs amis, de leur travail. Ils se rendent alors sur des zones voisines, également très vulnérables, qui peuvent être touchées les mois suivants ou peu après.

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3Ils sont les premiers réfugiés climatiques de l'histoire

Les Nations unies ont présenté, en 2005, des migrants du Vanuatu (sud-ouest de l'océan Pacifique) comme les premiers réfugiés climatiques. En cause : la montée des eaux induite par le réchauffement de la planète. Entre-temps, des chercheursont montré que "le réchauffement climatique n’a pas le rôle dominant qui lui a été attribué dans les inondations observées aux îles Torrès", l'un des archipels du Vanuatu, dont sont originaires ces migrants. Sans compter que ces îles sombrent sous l’eau car la plaque tectonique qui les supporte glisse progressivement sous sa voisine. Pas grand-chose à voir avec le climat, donc.

En 2013, Ioane Teitiota, un habitant des îles Kiribati (centre de l'océan Pacifique) a été le premier au monde à demander le statut de réfugié climatique. Mais ce statut lui a été refusé.

…/…

4Ils sont principalement menacés par la montée des eaux

Nous en entendons beaucoup parler, mais l'élévation du niveau de la mer est loin d'être la seule cause de migration environnementale. Par exemple, le sud de l'Espagne est victime de sécheresse à répétition depuis de nombreuses années, et "les experts s'accordent à dire qu'elles sont une conséquence directe du réchauffement climatique", précise François Gemenne. Or ce phénomène, qui tend à prendre de l'ampleur, a déjà contraint de nombreux agriculteurs de la région à quitter leurs terres pour se rapprocher des villes et tenter de trouver du travail. "Ce sont des déplacés environnementaux", insiste le chercheur.

Le réchauffement de la planète menace également de grands plans d'eau comme le lac Tchad, en Afrique, obligeant les pêcheurs à se déplacer et à changer d'activités.

Dans L'Etat des migrations environnementales pour l'année 2014 (PDF en anglais), publié par l'Organisation internationale pour les migrations, on constate aussi que les causes de déplacements sont multiples : inondations en Bolivie, assèchement des points d'eau en Angola, ou encore typhons à répétition en Asie du Sud-Est.

Quatre idées reçues sur les réfugiés climatiques

3Ils sont les premiers réfugiés climatiques de l'histoire

Les Nations unies ont présenté, en 2005, des migrants du Vanuatu (sud-ouest de l'océan Pacifique) comme les premiers réfugiés climatiques. En cause : la montée des eaux induite par le réchauffement de la planète. Entre-temps, des chercheursont montré que "le réchauffement climatique n’a pas le rôle dominant qui lui a été attribué dans les inondations observées aux îles Torrès", l'un des archipels du Vanuatu, dont sont originaires ces migrants. Sans compter que ces îles sombrent sous l’eau car la plaque tectonique qui les supporte glisse progressivement sous sa voisine. Pas grand-chose à voir avec le climat, donc.

En 2013, Ioane Teitiota, un habitant des îles Kiribati (centre de l'océan Pacifique) a été le premier au monde à demander le statut de réfugié climatique. Mais ce statut lui a été refusé.

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4Ils sont principalement menacés par la montée des eaux

Nous en entendons beaucoup parler, mais l'élévation du niveau de la mer est loin d'être la seule cause de migration environnementale. Par exemple, le sud de l'Espagne est victime de sécheresse à répétition depuis de nombreuses années, et "les experts s'accordent à dire qu'elles sont une conséquence directe du réchauffement climatique", précise François Gemenne. Or ce phénomène, qui tend à prendre de l'ampleur, a déjà contraint de nombreux agriculteurs de la région à quitter leurs terres pour se rapprocher des villes et tenter de trouver du travail. "Ce sont des déplacés environnementaux", insiste le chercheur.

Le réchauffement de la planète menace également de grands plans d'eau comme le lac Tchad, en Afrique, obligeant les pêcheurs à se déplacer et à changer d'activités.

Dans L'Etat des migrations environnementales pour l'année 2014 (PDF en anglais), publié par l'Organisation internationale pour les migrations, on constate aussi que les causes de déplacements sont multiples : inondations en Bolivie, assèchement des points d'eau en Angola, ou encore typhons à répétition en Asie du Sud-Est.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 17:56

A la place d’un réfugié syrien, comment rejoindriez-vous l’Europe?

C’est la question que pose la BBC sur son site, sur lequel on peut faire son propre voyage. A l’internaute de choisir s’il vaut mieux passer par la mer ou par les terres, sauver une vie ou passer la frontière, donner 3.000 dollars à un passeur ou utiliser un intermédiaire…

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Sous une forme ludique (EN ANGLAIS), ce voyage permet de mieux comprendre les vrais dilemmes auxquels les migrants font face.

Ce parcours à choix multiples a été réalisé à partir de recherches faites par la BBC Arabic au sein de projet numérique d'exploration de la migration depuis la Syrie. Les situations et les résultats qui découlent des choix faits par l'internaute sont fondés sur les témoignes de réfugiés syrien ayant essayé de rejoindre l'Europe.

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Plus de 9 millions de Syriens ont dû quitter leur maison pour fuir le conflit. Comme le travail réalisé par la BBC le montre, les demandeurs d'asile ont des choix difficiles à faire et risquent leur vie lorsqu'ils cherchent à gagner la Grèce, l'Italie ou la Grande-Bretagne.

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A vous de voir si, en choisissant de passer par une route plutôt qu'une autre, vous réussirez à passer les frontières, vous vous retrouverez dans un camp de réfugiés turc, ou serez peut-être séparés du reste de votre famille:

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http://www.bbc.com/news/world-middle-east-32057601

Syrie: quels choix feriez-vous à la place des réfugiés?
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 00:00
Le conflit syrien entre dans sa 5e année : l'avenir s'assombrit pour les réfugiés

GENEVE, mars 2015 (HCR) – Alors que le conflit syrien entre dans sa cinquième année, des millions de réfugiés dans les pays voisins ainsi que les personnes déplacées internes en Syrie endurent des situations qui se dégradent de façon alarmante. Leurs perspectives d'avenir pourraient encore s'assombrir sans davantage de soutien international, selon une mise en garde lancée ce jour par le HCR.

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En l'absence d'une solution politique en vue pour le conflit, la plupart des 3,9 millions de réfugiés syriens- qui se trouvent en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Iraq et en Égypte – ne voient aucune perspective de retour dans leur pays d'origine dans un proche avenir. Ils ont peu de possibilités de recommencer une nouvelle vie en exil. Plus de la moitié des réfugiés syriens au Liban vivent dans des lieux d'habitation précaires – contre un tiers l'année dernière – ce qui pose un problème constant pour assurer leur sécurité et leur bien-être.

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Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a réitéré que bien davantage doit être fait pour soutirer les Syriens à leur cauchemars et à leurs souffrances. « Après des années d'exil, les réfugiés est depuis longtemps épuisé leur épargne. De plus en plus d'entre eux ont recours à la mendicité, à la prostitution de survie et au travail des enfants. Des familles issues de la classe moyenne avec des enfants survivent avec peine dans les rues : un père de famille explique que la vie en tant que réfugié, c'est comme des sables mouvants – chaque fois qu'on bouge, on s'enfonce, selon lui.

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« C'est la pire crise humanitaire de notre époque et elle devrait générer un soutien à l'échelle mondiale. Au lieu de cela, l'aide décroit. Les appels humanitaires sont systématiquement sous-financés. Il n'y a tout simplement pas assez d'aide pour répondre aux immenses besoins – ni assez de soutien au développement pour les pays hôtes qui sont mis à rude épreuve sous la charge représentée par tant de réfugiés », a ajouté António Guterres. Il a souligné qu'avec l'afflux massif de réfugiés syriens ces quatre dernières années, la Turquie était devenue le plus important pays hôte de réfugiés au monde et ce pays a dépensé plus de six milliards de dollars pour l'aide directe aux réfugiés.

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De plus en plus de Syriens perdent espoir. Des milliers d'entre eux ont tenté de rejoindre l'Europe en empruntant des voies terrestres ou maritimes souvent meurtrières, après avoir dépensé au bénéfice de passeurs les économies qu'ils avaient accumulées durant toute leur vie. Beaucoup sont morts en route. Ceux qui arrivent à rejoindre l'Europe font face à une hostilité croissante en tant que réfugiés et ils sont confrontés à des problèmes de sécurité dans un climat de panique croissante.

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« Abandonner encore davantage les pays d'accueil pour qu'ils gèrent eux-mêmes la situation pourrait entraîner de graves déstabilisations régionales, augmentant la probabilité de problèmes de sécurité ailleurs dans le monde », a déclaré António Guterres.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:40

février 2015 Par Nicolas Lambert

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En 20 ans (1993-2014), 30 000 migrants sont morts ou portés disparus en essayant de rejoindre l'Union européenne. Noyés, asphyxiés, écrasés, accidentés, empoisonnés, explosés sur un champ de mines, morts de faim, de soif, d’épuisements, morts par manque de soins médicaux, autant de drames humains qui auraient pu être évités. .../... Car au nom de la lutte contre l’immigration dite irrégulière, l'Europe s'est dotée de dispositifs de surveillances quasi militaires (Eurosur, Frontex, ...) poussant les migrants vers des routes toujours plus dangereuses.

.../...

Pour illustrer cette hécatombe migratoire, je signe ici une série de cartes « en colères »*. .../.

... Mais avant tout, ces cartes donnent à voir les victimes d'une guerre invisible menée par l'Europe face à un ennemi qu'elle s'invente. Notre mer est une mer brisée (Edgar Morin, 1992). Il serait temps qu'elle redevienne enfin Mare Nostrum, notre mer à tous, un espace où chacun peut circuler librement. Car en effet, ces drames ne sont pas des fatalités. En réaffirmant la migration comme un droit - la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1948 annonce dans son article 13 que "toute personne est libre de quitter son pays" - l'Union européenne peut sortir de sa logique sécuritaire et renouer enfin avec les valeurs de liberté qu'elle prétend pourtant incarner.

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(*) Terme explicite et percutant emprunté au talentueux Philippe « Reka » Rekacewicz. De façon plus générale, les cartes présentées ici sont largement inspirées de son style cARTographique.

[Cartographies] Mare Nostrum
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 00:29
Soudan du Sud : le HCR s'inquiète de l'afflux de réfugiés soudanais

Article intégral ici http://www.portail-humanitaire.org/news/actu/2015-02-02-HCR-s-inqui%C3%A8te-de-l-afflux-de-r%C3%A9fugi%C3%A9s-soudanais

30 janvier 2015 – En janvier 2015, le nombre de réfugiés fuyant la région soudanaise des montagnes de Nouba, déchirée par la guerre, en direction du Soudan du Sud a considérablement augmenté, s'est inquiété vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

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« Depuis le 23 décembre 2014, plus de 3.000 réfugiés originaires des régions du Sud-Kordofan et du Nil Bleu ont rejoint l'Etat d'Unity au Soudan du Sud et plus particulièrement Yida, une ville frontalière dans laquelle est située une installation spontanée qui abrite déjà quelque 80.000 réfugiés soudanais », a expliqué un porte-parole du HCR, William Spindler, lors d'une conférence de presse à Genève.

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Le Soudan du Sud héberge actuellement près de 250.000 réfugiés, des Soudanais pour la plupart. Par ailleurs, plus de 1,8 million des citoyens du pays sont déplacés internes.

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« Les réfugiés ont également cité le manque de possibilités d'éducation et de moyens d'existence dans leurs régions d'origine comme motif de leur fuite en exil », a expliqué le porte-parole, ajoutant que la majorité d'entre eux est arrivée dans des camions.

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Près de 70% des nouveaux arrivants sont des enfants. Près de 10% d'entre eux souffrent de malnutrition et de la rougeole, a indiqué le HCR, qui fournit des prestations d'accueil et d'assistance initiale aux nouveaux arrivants dans le centre de transit de Yida, y compris des repas chauds. Les réfugiés passent un dépistage médical et bénéficieront d'une vaccination contre la rougeole à leur arrivée au centre de transit.

Le HCR effectue également un enregistrement biométrique des nouveaux arrivants pour assurer que les réfugiés soient identifiés rapidement et puissent recevoir de l'aide. A ce jour, plus de 80% des nouveaux arrivants ont été transportés depuis Yida vers Ajuong Thok, un camp ouvert en mars 2013 pour alléger les conditions de surpeuplement à Yida, où environ 18.000 réfugiés soudanais vivent déjà.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 00:48
"Entre deux murs" : reportage.

Nabil a fui, sans se retourner, le pays de son cœur transformé en théâtre de guerre. Derrière lui, des cendres. Devant, l’Europe, où son épouse a réussi à s’échapper. Entre les deux, une forteresse. Trouvera-t-il la faille ?

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par Emmanuel Haddad https://ijsbergmagazine.com/refugies-syrie-liban/

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 08:44
PHOTOS. Où vont les deux millions de réfugiés irakiens qui fuient l'État Islamique ?

Antonio Ponce / El Huffington Post http://www.huffingtonpost.fr/2015/01/24/refugies-etat-islamique-irak_n_6537886.html

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Un très bon reportage.

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EI - Malgré les dernières victoires de l'armée irakienne et des forces gouvernementales régionales Kurdes, connues comme Peshmergas, la masse de réfugiés dans le pays ne cesse pas de croître.

Le terrible conflit avec l'Etat Islamique qui a commencé en Syrie et est arrivé en Irak a obligé des centaines de personnes à tout abandonner pour fuir la guerre. Des chiffres publiés par l'UNHCR au mois de janvier montrent que, seulement en Irak, il existe 2.047.700 réfugiés. Plus de 300.000 sont des Syriens exilés à cause de la guerre civile qui sévit dans le pays depuis 2011, mais la plupart des réfugiés, environ 1 million, sont des déplacés du pays et se concentrent au Kurdistan, dans le Nord Est de

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