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  • : L'asile en Savoie
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  • : informations sur la situation des demandeurs d'asile en Savoie
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Asile, un droit. l'accueil, un devoir?

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 00:37

Une réunion organisée par le Préfet de Savoie le 30 septembre a permis de faire le point sur l’accueil des réfugiés en Savoie.

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Sur le plan national, la France s’est engagée à accueillir 30700 réfugiés supplémentaires sur 2 ans ; essentiellement Syriens, Erythréens, Irakiens.

En Savoie, 7 familles syriennes arrivent d’ici quelques jours, issues de camps du HCR (haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU), logées par des bailleurs sociaux sur le bassin chambérien.

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Quelques principes sont rappelés :

  • Pas de tri parmi les demandeurs d’asile ou réfugiés : l’accueil des « nouveaux » ne se fait pas au détriment des autres.
  • L’accueil dans le logement social ne se fait pas au préjudice de ceux qui attendent déjà depuis longtemps.

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Actuellement en SAVOIE en terme d’hébergement :

  • 190 places en CADA (centre d’accueil de demandeurs d’asile), gérées par Adoma,
  • 50 places en HUDA (hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile), gérées par la Sasson,
  • 48 places en AT-SA (accueil temporaire – service de l’asile) + 80 s’ouvrant début octobre dans l’ancien CADA de St Michel de Maurienne (Adoma)

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Objectifs de mobilisation supplémentaire :

  • 48 places en logement social, sur 2015-2016, pour des réfugiés déjà présents en France ou en Savoie, afin de libérer des hébergements.
  • Augmenter l’hébergement des demandeurs d’asile, sans porter préjudice au « plan hiver », en privilégiant l’hébergement collectif avec des « moyens structurés ».
  • Logement : coordonner l’offre et assurer la fluidité.
  • Accompagnement : adapter l’offre et le volume ; des missions remplies par des jeunes en service civique.

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Recueil des propositions d’accueil

Pour préparer l’accueil des semaines et des mois à venir, les maires sont chargés de transmettre aux services de l’Etat les propositions d’accueil. Au-delà du seul lieu d’hébergement, il s’agit aussi d’envisager l’accompagnement social, sanitaire des familles. L’importance de la scolarité est rappelée comme celle de l’apprentissage du français.

Enfin, pour permettre l’intégration deux dimensions essentielles doivent être favorisées : l’insertion professionnelles et l’insertion sociale par de vraies relations humaines avec l’environnement.

Accueil des réfugiés : point sur la situation en Savoie
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 08:06

Publié intégralement ici http://www.telerama.fr/jaidelesrefugies/refugies-vous-vouliez-aider-vous-l-avez-fait,131794.php

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Dans une association ou à titre individuel, engagés depuis des années ou quelques jours, vous avez partagé vos initiatives et exprimé vos besoins via notre appel à témoins. Nous nous en faisons désormais le relais, avec l'espoir que cela suscite d'autres initiatives. Merci.

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Aide juridique

Lyon. Depuis 2010, nous sommes un petit groupe, membres ou sympathisant-e-s tou-te-s bénévoles à Lyon et alentour, à avoir mis en place un « Relais Personnes déracinées » dont une des missions est une permanence juridique afin d'aider les demandeurs d'asile dans leurs démarches auprès de l'Ofpra et/ou de la CNDA. Et dans certains cas, de les accompagner auprès de médecins habilités à constater les séquelles de torture, de viol, etc.

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Nous suivons également des personnes qui ont été déboutées de tous les recours et dont il est clair qu'elles ne peuvent être renvoyées dans leur pays car leur cas relève de la Convention de Genève. Nous suivons par exemple depuis trois ans un jeune Erythréen et avons pu lui obtenir une protection d'un an renouvelable et une autorisation de travailler. Parallèlement, nous avons organisé des actions de rue afin d'informer et de sensibiliser le public. Bienvenue à tous ceux et celles qui veulent soutenir la cause des réfugiés avec nous dans notre région !

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reflyon@amnesty.fr etwww.facebook.com/relais.refugies

Réfugiés : vous vouliez aider, vous l'avez fait

Grenoble. Nous sommes une association créée en 1986 : ADA Accueil Demandeurs d'Asile. Notre objectif : défendre le droit d'asile, répondre aux demandes individuelles des demandeurs d'asile par une action de terrain, qu'il s'agisse d'écoute, d'accompagnement social, juridique ou d'aide financière, et témoigner des réalités vécues par les demandeurs d'asile. L'ADA intervient dans le cadre des procédures et des textes définissant et régissant le droit d'asile dans le respect des institutions. Pour plus d'informations, contactez-nous à accueil@ada-grenoble.org

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Coups de pouces et réconfort

Lyon. Nous, enseignant-e-s, voisin-e-s et parents d'élèves des écoles Mazenod et Antoine-de-Saint-Exupéry (Lyon 3e), nous mobilisons depuis décembre 2014 pour plusieurs familles dont les enfants sont scolarisés dans nos écoles. Nous avons pris la décision d'occuper notre école afin de mettre à l'abri et en sécurité ces enfants et leurs parents. collectif.mazenod@gmail.com

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Rémy Kossonogow - dans régional
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 00:15
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 00:03

texte intégral ici http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150910.OBS5614/la-distinction-entre-bons-refugies-et-mauvais-migrants-n-est-pas-tenable.html

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Pour Eric Fassin, sociologue spécialiste de l'immigration, la réhabilitation des réfugiés est un début. Mais l'idée que l'immigration est une chance n'a pas encore gagné les esprits des élites.

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L'Europe est d'accord pour accueillir les réfugiés "qu'il faut protéger" mais les migrants économiques ont selon ses dirigeants "vocation à être reconduits à la frontière". Une manière d'entériner l'idée selon laquelle "l'immigration est un problème" et qu'elle doit rester exceptionnelle ? Pour Eric Fassin, sociologue spécialiste de l'immigration, professeur à l'université Paris-8, la réhabilitation des réfugiés est déjà un début. Interview.

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Il y a encore dix jours, le terme "migrant" était employé à tout va pour désigner tous ceux qui quittent leur patrie pour l’Europe, y compris les réfugiés. En quoi la confusion lexicale était-elle préjudiciable ?

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- Le mot "réfugié" avait quasiment disparu du langage politique. Il y a deux semaines, dans la presse, quand le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) utilisait ce mot, on traduisait en français par "migrants". C’est seulement depuis quelques jours qu’à l’exemple du président de la République on redécouvre ce vocable. Or, confondre tous les migrants en une seule catégorie, c’est effacer la distinction juridique. Le droit d’asile a été dissous dans ce qui nous était présenté comme "le problème de l’immigration".

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C’est tout le sens de la notion d’immigration "subie" que Nicolas Sarkozy a imposée dans le débat public en 2005 : il ne s’agissait plus seulement de s’en prendre aux sans-papiers, mais de grossir le "problème" en incluant le regroupement familial et les couples binationaux, mais aussi les réfugiés, bref, toute l’immigration que la France n’aurait pas "choisie". Ainsi, l’immigration "subie" incluait non seulement l’immigration irrégulière, mais aussi l’immigration légale, et en particulier l’asile, qui est de plein droit. Résultat : on soupçonnait les demandeurs d’asile d’être de "faux" réfugiés, et de "vrais" migrants économiques.

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"La distinction entre 'bons' réfugiés et 'mauvais' migrants n'est pas tenable"

Il y a donc une évolution.

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- Quelque chose a bougé ces derniers jours. Mais quelle est la nouvelle logique qui se met en place ? L’Union européenne revendique désormais une répartition des réfugiés, c’est contradictoire avec le règlement Dublin, qui prévoit que les demandes d’asile soient traitées dans les pays où les réfugiés sont enregistrés, et donc dans ceux par où ils sont entrés en Europe - autrement dit, surtout dans le Sud, en Italie et en Grèce. Mais aujourd’hui, l’Allemagne donne l’exemple au Nord.

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Toutefois, dans leur lettre du 3 septembre, Angela Merkel et François Hollande suggèrent autre chose. Ils posent d’emblée la distinction entre les réfugiés qui "fuient la guerre" et les autres migrants "qui tentent d’améliorer leurs conditions matérielles" : il s’agit d’accueillir les premiers, et de reconduire les seconds.

Mais comment va s’effectuer ce "tri" ? Avec des "hotspots", dit la lettre, des "dispositifs d’accueil" qui sont en vérité… des centres de tri. Et de préciser qu’il y en aura en Italie et en Grèce. Autrement dit, la "répartition" se fera davantage au Nord, mais le "tri" continuera de se faire au Sud !

…/…

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Rémy Kossonogow - dans point de vue
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 00:32
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 00:36
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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 15:34
SAINT-JEAN-DE-MAURIENNE Une manifestation pour les droits des réfugiés

Publié par Le Dauphiné Libéré le 12092015

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À l’heure où la réouverture du Centre d’accueil des demandeurs d’asile de Saint-Michel-de-Maurienne est envisagée, 70 manifestants se sont réunis hier en fin d’après-midi sur le parvis du théâtre Gérard Philipe à Saint-Jean-de-Maurienne pour défendre les droits des réfugiés.

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Philippe Delhomme, membre de l’association “Vivre et agir en Maurienne”, a tenu à rappeler les valeurs fondamentales de libre circulation, de solidarité, d’entraide et de fraternité inscrites sur la déclaration des droits de l’Homme et sur les frontons de nos mairies : « Plus qu’un devoir moral, nous avons un devoir humain envers ces personnes. …/… »

Chaque participant tenait une fleur à la main, d’autres portaient une pancarte avec l’inscription “Welcome” autour du cou. …/…

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 00:20

Claire Rodier Gisti.Extrait du Plein droit n°105 « Naufrage de l’asile »

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Hier comme aujourd’hui, l’objectif des États membres de l’UE en matière d’asile consiste à mettre à distance les demandeurs d’asile. Pour ne pas avoir à appliquer la convention de Genève sur les réfugiés dont ils sont signataires ou la Charte des droits fondamentaux de l’UE qui garantit un principe de non-refoulement, quelle meilleure méthode que de faire en sorte que les potentiels réfugiés n’accèdent pas à leurs frontières ? En faisant peser sur des pays non européens – et parfois non démocratiques – la responsabilité de la prise en charge des candidats à l’asile, l’Europe se protège des « indésirables ».
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L’annonce est sortie de la réunion du conseil des ministres de l’intérieur de l’Union européenne (UE) le 12 mars 2015 : pour faire face au nombre toujours croissant de migrants en partance pour l’Europe depuis les zones de conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les ministres des vingt-huit États membres envisagent la mise en place de centres de traitement des demandes d’asile dans des pays tiers. Selon les propos d’un diplomate recueillis le lendemain par l’AFP, la prise en charge des demandeurs d’asile pourrait être confiée au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ou à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). « Une fois la demande admise, l’UE ferait venir le réfugié sur son territoire. »

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Un peu effacé par la terrible actualité du mois d’avril, le projet de camps externalisés pour traiter les demandes d’asile hors d’Europe est en effet réapparu au détour de l’« agenda » présenté par la Commission européenne le 13 mai 2015 pour en finir avec les naufrages à répétition de boat people [1]. Parmi les propositions, un important volet est consacré à la coopération avec les pays tiers pour lutter contre l’immigration irrégulière et prendre en charge les migrants avant qu’ils n’atteignent les rives européennes. On y trouve l’annonce de l’ouverture, avant la fin de l’année, d’un « centre pilote multifonctions » (pilot multi-purpose centre) au Niger : en partenariat avec l’OIM, le HCR et le gouvernement nigérien, il y sera offert de l’information, une protection locale et des possibilités de réinstallation pour les personnes qui en auront besoin. Le centre nigérien ne serait qu’un début : la Commission prévoit que de tels centres, installés dans les pays d’origine et de transit, pourraient aider à éclairer les candidats à la migration sur la réalité du parcours qui les attend, et offrir des options de retour volontaire aux personnes en situation irrégulière.

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Des dictatures partenaires

Ce centre multifonctions est une étape concrète du processus de Khartoum, « dialogue euro-africain » initié en novembre 2014, qu’on appelle aussi « initiative pour la route migratoire UE-Corne de l’Afrique ». Ce dialogue associe les 28 pays de l’Union, Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Sud Soudan, le Soudan, la Tunisie, rejoints par la Norvège et la Suisse, pour affronter de manière conjointe le phénomène migratoire sur la route UE-Corne de l’Afrique. Il y est question de « mettre en place une coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination afin de lutter contre l’immigration irrégulière et contre les filières criminelles, notamment par le biais d’initiatives en matière d’assistance technique, de formations et d’échange d’informations et de bonnes pratiques », d’aider les pays participant au processus à créer et à gérer des centres d’accueil, et d’offrir un accès aux procédures d’asile « en conformité avec le droit international ». La présence, dans la liste des partenaires impliqués, de régimes dictatoriaux grands « pourvoyeurs » de réfugiés laisse perplexe. Même si Dimitris Avramopoulos, le commissaire européen chargé de ce dossier, affirme que « nous ne devons pas être naïfs. Le fait que nous coopérions avec des régimes dictatoriaux ne signifie pas que nous les légitimions. Mais nous devons coopérer là où nous avons décidé de lutter contre la contrebande et la traite des êtres humains [2] », on ne peut s’empêcher de penser que, plutôt que de protéger les persécutés, l’Europe cherche avant tout à s’en protéger.

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Le processus de Khartoum s’inscrit dans la continuité de la politique d’externalisation de l’asile menée par l’Europe depuis le début des années 2000. Hier comme aujourd’hui, l’objectif est le même : il s’agit pour les États membres de l’UE de mettre à distance les demandeurs d’asile et, du même coup, d’ignorer leurs obligations en matière de protection internationale. Tous les pays membres sont signataires de la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés, qui les oblige à examiner la demande de protection de toute personne qui se trouve sur leur territoire ou se présente à leurs frontières. Cette convention pose aussi un principe de non-refoulement, qui interdit d’expulser ou de refouler un réfugié (ou une personne qui pourrait se voir reconnaître cette qualité) sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée. Le principe de non-refoulement est également garanti par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Pour contourner ces obligations, quelle meilleure méthode que de s’arranger pour que les potentiels réfugiés n’accèdent pas aux frontières des pays où ils pourraient solliciter leur admission au titre de l’asile ?

C’est ce à quoi s’emploie l’UE en faisant d’abord croire qu’elle est « envahie » par les demandeurs d’asile dont un bon nombre seraient des « fraudeurs ». (...)

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>>> La suite de l'article

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Rémy Kossonogow - dans point de vue
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 00:39
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:54
Patrick Weil: la crise liée au droit d’asile «dépasse le cadre de l’Union européenne»

L’Europe n’est pas le bon cadre de gestion de la crise de l’asile dont doit s’emparer l’ONU, selon Patrick Weil, historien de l’immigration au CNRS et professeur invité à l’université américaine Yale.

Article intégral http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Patrick-Weil-la-crise-liee-au-droit-d-asile-depasse-le-cadre-de-l-Union-europeenne-2015-08-24-1347510

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La Croix : La crise de l’asile actuelle est-elle d’une ampleur inédite ?

Patrick Weil (1) : C’est en effet la plus grave crise d’asile depuis la Seconde guerre mondiale. Elle est bien plus grave que celle que l’on a connue dans la décennie 90 lorsque les guerres de l’ex-Yougoslavie avaient provoqué de vastes mouvements de populations, mais sur des territoires circonscrits.

Et ce à quoi on assiste aujourd’hui n’est peut-être qu’une petite partie de ce qui risque de se produire si la communauté internationale continue à rester dans l’inaction. L’on ne mesure pas les conséquences d’un possible affaissement des pays voisins de la Syrie, le Liban et la Jordanie, dans lesquels les réfugiés syriens constituent un tiers de la population.

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Les signaux venus du Liban ne sont pas encourageants. Si le pays ne peut plus gérer la situation, alors, non seulement les Syriens, mais aussi les Libanais prendront la route de l’exil. De même que les Syriens réfugiés dans une Turquie au bord de la guerre civile.

La réaction de l’Europe n’est pas à la hauteur de cette crise mais elle dépasse largement le cadre de l’Union européenne.

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Que faire ?

P. W. : La région du Proche et Moyen-Orient est sous tension depuis longtemps. Mais elle a été fortement déstabilisée par les interventions militaires, en Irak, en Libye.

Il faut que tous les pays et particulièrement ceux, tels les États-Unis, l’Arabie saoudite etc. qui ont contribué au désordre dans la région soient partie prenante aux solutions et pas seulement l’Europe. Il faut donc une réunion internationale.

La France a, avec le Royaume-Uni, le seul siège européen au Conseil de sécurité de l’ONU, qu’elle s’en serve ! La force de réaction du Conseil de sécurité dépend aussi de qui intervient. Au président François Hollande de mesurer la gravité de la situation et de réclamer d’urgence une réunion sur cette crise.

L’Union européenne doit certes prendre sa part. Mais elle ne constitue pas le bon cadre d’intervention. L’enjeu est mondial. La question doit donc être gérée au niveau planétaire avec ses dimensions militaires, sécuritaires, humanitaires et économiques.

Car il ne s’agit pas seulement de se répartir des demandes d’asile comme les pays européens le font en boutiquier comme s’il s’agissait de se répartir des quotas laitiers. Qui plus est sans tenir compte de l’ampleur des besoins.

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Y a-t-il des périodes dans l’histoire où le réfugié a été le bienvenu ?

P. W. : Il y a une corrélation directe entre le niveau de chômage et la perception des étrangers. La période n’est pas très favorable. Le droit d’asile est l’un des principes fondamentaux de la République que la France a toujours respecté, même à la veille de la Seconde guerre mondiale à l’égard des réfugiés espagnols...

Les réfugiés, souvent perçus comme une charge, sont-ils une chance pour la France et l’Europe ?

P. W. : Ce n’est ni une charge ni une chance mais un principe que l’on respecte parce qu’il donne sens à notre République.

En plus, bien souvent, il s’agit de personnes qualifiées. De personnes qui ont eu beaucoup de courage pour quitter leur pays, leur famille, qui se sont battues pour leurs idées, qui ont été persécutées. Quand elles ont pu venir s’installer sur le territoire, elles ont beaucoup apporté à la France.

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Rémy Kossonogow - dans point de vue
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